Eric Gautier veut « coacher » Portet-sur-Garonne

Portésien d’origine et conseiller municipal d’opposition depuis douze ans, Eric Gautier  connaît bien sa ville. Ce militant MoDem, connu pour s’être présenté à de multiples élections, sera le candidat de la droite et du centre pour les prochaines municipales. Son ambition : revitaliser Portet-sur-Garonne.

 

Bis repetitas. Eric Gautier, déjà tête de liste en 2008, brigue à nouveau la mairie de Portet. Les six années d’opposition ont été pour le moins chaotiques, rythmées par des ralliements à la majorité de Thierry Suaud (PS) et par des démissions. Il a fallu tenir le cap, reconstruire une équipe  et préparer l’union en vue du prochain scrutin. Eric Gautier ne se laisse pas démonter : « Le seul qui a des comptes à rendre est le maire actuel, celui qui a en charge les affaires de la ville. L’opposition n’a pas de bilan à défendre », assure le candidat, qui représentait 45 % des voix au second tour de 2008.

Portet, ce n’est pas Carrefour

Depuis septembre dernier, le chef de file de l’opposition est entré activement en campagne. Il expose son « diagnostic » de la ville aux habitants, lors de réunions de quartier. Son analyse est centrée sur la perte d’identité de Portet-sur-Garonne, « pour les gens c’est une commune entre Carrefour et Ikea, mais peu de monde connaît le village. » Selon lui, « la prolifération des centres commerciaux soutenue par les élus » s’est faite au détriment de la ville et de sa population. L’exemple le plus flagrant est l’emploi. « Malgré les nombreuses entreprises présentes sur le territoire, le taux de chômage à Portet est supérieur à celui de la région », souligne le candidat. Il met en cause « le manque de partenariat » entre la municipalité et ces entreprises afin de favoriser l’emploi local. S’il est élu, Eric Gautier compte remédier à cette lacune, avec un atout dans sa manche : « Dans mon équipe, il y a des chefs d’entreprise qui seront des interlocuteurs légitimes pour mener les négociations. » Evasif sur la composition de sa liste, il n’a pour l’instant révélé aucun nom. Il faudra attendre début janvier pour en savoir plus sur son équipe et sur les thématiques de son programme.

Un projet entre l’histoire et l’avenir

« Portet-sur-Garonne est au confluent entre l’Ariège et la Garonne, entre les grottes de Niaux et la ville de l’Aérospatiale qu’est Toulouse », signale Eric Gautier. Selon lui, la commune a besoin d’un projet structurant qui s’inscrive dans son histoire tout en étant tourné vers l’avenir. Par exemple, « Portet a été réputée pour l’extraction de gravier dans la Garonne avec l’entreprise Malet. On pourrait s’inspirer de cela mais en intégrant les moyens technologiques du XXIe siècle », propose-t-il. La diversification économique est clairement une des priorités du candidat. A laquelle il compte ajouter un programme de logement et les infrastructures routières adaptées. « Il faut remédier à la stagnation démographique de la ville, Portet est une carte postale, elle est restée bloquée dans les années 70 », regrette-t-il.  Son esprit de consultant en stratégie et management, ressort parfois dans sa vision de la ville : « Dans mon travail, j’aide les gens et les entreprises à reprendre leur destinée en main. C’est pareil avec Portet, il faut redonner une destinée à cette ville. »

 

 

Eric Gautier s’est engagé au MoDem à l’âge de 25 ans. « La politique est une vocation pour moi », estime-t-il. Cet ingénieur de formation (INSA et Sup de Co) s’est présenté à de nombreuses élections : cantonales, législatives, municipales, mais « ne considère pas la politique comme un job, je ne vis pas sur des indemnités, j’ai mon travail. » Dirigeant d’un cabinet international de conseil en stratégie et management, il passe deux jours par semaine à Paris, où est basée son activité. Il n’en oublie pas pour autant ses origines portésiennes. D’ailleurs sa permanence de campagne, qui ouvrira le 14 décembre, se situe dans l’ancienne demeure de sa grand-mère paternelle. S’il est élu, il s’engage à se consacrer pleinement à son mandat de maire, ce qui implique deux points : le non cumul des mandats et peut-être revoir son emploi du temps de dirigeant.

 

Coralie Bombail

 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.