Cugnaux : Du désordre à tous les étages

La campagne municipale est clairement agitée du côté de Cugnaux. A droite, la guerre fait rage entre Michel Aujoulat (UMP), maire de la ville de 1989 à 2001 qui a eu du mal à rallier le jeune loup Frédéric Bar, et son ex-lieutenant Alain Chaléon (MoDem mais qui a des soutiens parmi la droite toulousaine). Le second a déjà démarré sa campagne depuis de longues semaines, et la constitution de sa liste semble bien engagée. En off, certaines voix de gauche voient d’ailleurs en lui un grand danger, « il n’est pas marqué à droite comme Aujoulat. Il va ratisser parmi les déçus de Philippe Guérin qui sont plutôt au centre-gauche. » Car l’homme qui est la cible de tous les bords est donc le maire sortant, le PRG Philippe Guérin, qui paie sans doute le prix fort de deux dossiers qui ont suscité la controverse durant sa dernière mandature : le projet de studios cinéma à Francazal (depuis enterré) et un complexe culturel dont le plan de financement a provoqué des remous en conseil municipal. A la gauche du maire, les socialistes grondent et n’ont pas hésité à défier leurs instances via le premier d’entre eux (élu par les militants de la section en vue de l’échéance municipale), Jean-Louis Dupin, qui a interpellé sa fédération la semaine dernière sur notre site web : « Nos instances disent qu’il y a eu accord avec le PRG. On demande donc à voir cet accord signé. Il nous faut quelque chose et qu’on arrête de s’en tenir au verbal ! » La réponse de Joël Bouche, premier fédéral du PS 31, ne s’est pas faite attendre : « Mr Dupin fait l’imbécile, et je pèse mes mots ! Il sait très bien que pour finaliser l’accord départemental avec le PRG, il y a une nécessité à clarifier la situation sur Cugnaux. Il faut que l’on ait réglé ce problème pour signer avec les Radicaux. Mr Dupin enclenche donc un dialogue de sourds, et fait semblant de ne pas comprendre. Il est dommage de constater une telle attitude de blocage », nous a déclaré l’intéressé. La mayonnaise continue d’autant plus à monter à Cugnaux qu’un autre socialiste est venu semer le trouble. Pierre Guérin, lui aussi à l’instar de Jean-Louis Dupin ancien colistier de l’actuel maire, a annoncé sa candidature dissidente : « Oui je pense que Philippe Guérin peut être battu ! Je souhaite représenter une alternative. » Une candidature qui pourrait prendre de l’ampleur dans les semaines à venir tant la base socialiste locale semble réticente à suivre la voie imposée par ses instances… Les Cugnalais sont donc déjà plongés dans une campagne dont l’issue paraît plus que jamais incertaine.

 

Thomas Simonian

 



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