Au PRG 31, on se bagarre pour faire partie du team Cohen

Lundi dernier, c’est Pierre-Nicolas Bapt, secrétaire départemental du PRG qui a mis le feu aux poudres, en s’annonçant via un communiqué comme le chef de file de son parti désigné pour figurer sur la future liste Cohen : « Les Cercles du Parti Radical de Gauche des cantons de Toulouse 1, 3, 4, 5, 7 et 15 se sont réunis séparément mais communiquent d’une même voix. (…) Ils apportent à l’unanimité leur soutien à Pierre-Nicolas Bapt (…) pour être le leader des Radicaux de Gauche à Toulouse sur la liste de Pierre Cohen. Ils apportent à l’unanimité leur soutien aux trois autres candidats issus de trois quartiers toulousains différents, à savoir (par ordre alphabétique) : Bruno Amiel (Quartier Nord), Martine Courdon-Dequidt (quartier centre), Sonia Guillemet (quartier Nord est). » Une communication qui était un peu la réponse du « berger à la bergère », puisqu’Alexandre Marciel, actuel adjoint de Pierre Cohen, s’était lui déclaré il y quelques semaines comme adoubé par les militants du Cercle « Toulouse Métropole »… « On ne peut pas décréter un leadership. Il faut rappeler à Pierre-Nicolas Bapt que cela se construit avec des actions et des résultats électoraux… Les faits sont têtus ! D’ailleurs derrière cette annonce, je ne vois toujours pas l’ombre d’un programme politique », réagit Alexandre Marciel qui ajoute un « on ne lâchera rien », incluant en cela ses amies élues Maryse Jardin-Ladam et Cécile Ramos. Le clash semble donc désormais irréversible au sein du PRG toulousain, chaque camp doutant par exemple des adhésions faites par les uns et les autres. Dans le clan Bapt, on s’inquièterait de chèques émis au nom d’entreprises, tandis que du côté d’Alexandre Marciel, on parle de sommes versées en liquide. Il est donc difficile d’y voir clair sur les forces en présence : « Nous avons un constat d’huissier pour l’ensemble de nos adhésions » tempête A. Marciel qui demande à ses instances « de mettre tout le monde autour de la table avec les chèques de chacun. » Devant ce désordre apparent, Christophe Delahaye, le président départemental, tape du poing sur la table et renvoie dos-à-dos les deux camps : « Je siffle la fin de la récré. Tous ces débats sont stériles. Je vais réunir un bureau fédéral qui sera habilité à trancher sur la base de faits concrets. » Le PRG qui négocie encore aujourd’hui avec Pierre Cohen pour obtenir cinq places au lieu de quatre sur la future liste municipale, ne connaît donc toujours pas l’identité de ces représentants… Mais la place semble chère !

Thomas Simonian



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