Après un été agité, les élus toulousains se «lâchent»

Vendredi dernier sonnait la rentrée pour les élus municipaux toulousains avec ce premier Conseil Municipal. L’occasion pour chaque groupe, et pour toutes les personnalités qui souhaitent compter dans les mois à venir, de faire le point sur tous les sujets «chauds» du moment. Le Maire Pierre Cohen n’a d’ailleurs pas hésité à nationaliser et politiser ses propos dès l’ouverture des débats : «La situation de crise est extrêmement forte. Elle est mondiale, mais notre pays subit les conséquences d’une politique que nous avons combattue. Le gouvernement tente de remettre à l’endroit certaines valeurs…» Un pavé dans la marre du député UMP Jean-Luc Moudenc, qui a alors demandé à son successeur au Capitole «d’éviter de faire de la politique nationale au sein de cette assemblée. Nous sommes ici pour parler du local. Les Français jugeront en temps voulu l’action du gouvernement.» Ce Conseil Municipal ne pouvait pas passer à côté du délibéré d’AZF survenu quelques jours avant : «Le fait qu’il puisse y avoir un coupable n’est que justice» a lancé le premier magistrat. Des propos relayés sur le banc des opposants : «La justice est passée. Les familles peuvent désormais s’appuyer sur un jugement clair.» précise Marie Déqué, présidente du groupe Toulouse Métropole d’Europe. Mais l’actualité du moment dans la ville rose est sans conteste la situation vécue par les salariés de Sanofi pour laquelle Marie Déqué a formulé une proposition. Celle d’associer aux différentes réunions prévues entre direction, syndicats et élus, les chercheurs… Plus polémiste dans le verbe, Pierre Lacaze, à la tête des élus du «Front de Gauche» a sonné la charge contre la direction du laboratoire pharmaceutique : «Il faudrait que ces patrons soient sous le coup d’une loi.» Comme un écho au «patrons-voyous» lancé par Pierre Cohen dans notre édition de la semaine dernière. Ces derniers jours, la presse avait d’ailleurs relayé des critiques sur cette formule employée par le Maire, émanant de différentes voix de l’opposition, qui signifiaient qu’insulter des patrons n’était pas le meilleur moyen d’introduire un dialogue constructif avec eux. La réponse à ces attaques est venue du «sniper» du Capitole, François Briançon : «Sur ce type de dossiers, la détermination des élus est absolument obligatoire et indispensable. Ce qu’attendent les Toulousains, c’est que leurs élus fassent preuve de caractère.» Ironisant ensuite sur les querelles internes à la droite toulousaine, l’adjoint de Pierre Cohen a joué le prof de maths : «Le – - de Moudenc avec le ++ de De Veyrac, ça donne quoi ?» Une drôle d’équation, non ?

Thomas Simonian



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