Après l’annonce de la candidature de Veyrac: Municipales, top départ !

Le secret de polichinelle n’était plus trop bien gardé. Son envie transpirait dans ses récentes déclarations, et son activité terrain laissait présager cette annonce. Les problématiques UMP de Jean-Luc Moudenc et les aspirations supposées de René Bouscatel, ont sans doute également poussé la députée européenne Christine de Veyrac à annoncer sa candidature à l’élection municipale de Toulouse. Il s’agissait ainsi de marquer son territoire, mais aussi de « tordre le cou » aux rumeurs qui la disaient non intéressée par les municipales : « J’aime les gens, j’aime ma ville. La force je l’ai ! » a-t-elle scandé aux journalistes le 4 février dernier. Par cette annonce, celle qui fut l’adjointe de Philippe Douste-Blazy, a décidé d’imprimer le tempo de la campagne municipale. Car oui, la campagne est cette fois-ci bien lancée, après quelques escarmouches lâchées ces dernières semaines par Pierre Cohen et Jean-Luc Moudenc par voie de presse. L’UMP 31 a d’ailleurs réagi vivement à la candidature de Veyrac. Sur les réseaux sociaux, Guillaume Brouquières, responsable des Jeunes Populaires a attaqué clairement : « Madame Christine de Veyrac, rendez votre mandat de député européen ! » Et Laurence Arribagé (secrétaire départemental de l’UMP) de surenchérir via un communiqué de presse, « étant élue sur une liste UMP aux élections européennes, nous lui demandons de se démettre du mandat que lui ont confié les électeurs ayant voté pour une liste UMP. »

Ambiance quand tu nous tiens ! On se croirait presque revenu en 2010, lors des élections internes à l’UMP qui avait déjà opposé les deux têtes de la droite locale, Jean-Luc Moudenc et Christine de Veyrac. François Chollet du groupe dissident « Toulouse métropole d’Europe » s’inquiète déjà du combat à venir : « Le risque est qu’on finisse par se tromper d’adversaire. Nous devons stopper dès maintenant les petites phrases. Il faut se respecter ! Dans cette élection la dimension humaine sera imparable. » L’ancien maire Jean-Luc Moudenc a lui mis en garde l’UDI tout en mettant en avant son travail et celui de son équipe : « La division serait préjudiciable à toute l’Opposition et spécialement à l’UDI qui, à peine créée, en serait fragilisée. Pour ma part, avec mes nombreux amis, je continue plus que jamais, avec une détermination intacte, le travail de fond entamé dès 2008. » La présidente de « Toulouse métropole d’Europe », Marie Déqué, qui a été informée la veille, de l’annonce qui allait être faite par la parlementaire UDI, milite cependant toujours pour une liste unique avec l’UMP : « Nous sommes pour un large rassemblement, même si nous continuons à penser que l’UMP n’est pas la bonne étiquette pour gagner. Mais le centre ne pourra pas gagner non plus sans l’UMP. Notre idée est celle de trouver un ticket gagnant pour les deux premières places de la liste … »

Une troisième voie ?

C. de Veyrac en lice, J.L Moudenc quasiment, la solution du troisième homme est-elle toujours d’actualité ? Oui pour M. Déqué : « Les querelles entre personnes, ce n’est pas du tout l’idée qu’on se fait de la politique. Les Toulousains ne le comprendraient d’ailleurs pas. Un troisième homme pourrait donc arriver si nous ne trouvions pas la solution idoine. François Chollet et René Bouscatel ont ces profils recherchés. Ils sont modérés et humanistes. » François Chollet se montre d’ailleurs clair sur l’enjeu : « Nous devons trouver la meilleure configuration pour gagner la ville, avec un rassemblement dès le premier tour. Chacun doit pouvoir comprendre qu’il n’y aura pas de salut sans l’autre. » Devant ce puzzle plaisant pour les journalistes, il y a quelqu’un qui se frotte les mains. Il est déjà au Capitole.

Thomas Simonian

 



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