Antoine Maurice «J’ai le gêne de la politique»

«L’écologie politique sera la gauche de demain !» C’est l’intime conviction d’Antoine Maurice, suppléant de la candidate écologiste sur la 1e circonscription Marie-Pierre Cassagne. Et des convictions, le jeune conseiller délégué à l’éducation à l’environnement à la mairie de Toulouse en a, depuis tout petit. «A 10-12 ans je suivais déjà les débats à la télévision, et dès 18 ans je me suis engagé auprès des Verts», explique-t-il. Et si la jeunesse peut être un handicap dans le milieu politique, lui a su en faire une force en dynamisant les campagnes écologistes. C’est Dominique Voynet, candidate aux présidentielles de 1995, qui l’a décidé à entrer dans l’arène politique. «Mais, mes parents m’ont fait comprendre que politique n’était pas un métier, j’ai donc toujours fait en sorte de ne pas en dépendre pour vivre», précise-t-il, et chose dite, chose faite puisque titulaire d’un DESS en ressource humaine, il a commencé par chercher du travail mais en vain. Après un CDD de 18 mois au service contentieux d’une mutuelle étudiante, il est finalement demandeur d’emploi quand il est élu sur la liste municipale de Pierre Cohen en 2008 : «J’ai même failli être élu et RMIste car n’ayant pas le statut d’adjoint au maire, je ne pouvais pas cotiser !» Mais l’accession à la vice-présidence de la communauté urbaine du Grand Toulouse a réglé le problème. Investi de ce mandat, il fait des questions agricoles sa priorité car issu de ce milieu, il n’a jamais renié ses origines et son histoire personnelle, au contraire, elles ont fondé ses idées. Sensible, il se souvient : «j’ai perdu une tante dont j’étais proche d’un cancer et je suis intimement convaincu que son métier d’agricultrice en est la cause, plus précisément la manipulation des pesticides». Depuis, son leitmotiv est d’amener l’agriculture paysanne à une agriculture biologique.

Aujourd’hui, il se dit fier de ses combats même si les 6.48% obtenus sur la circonscription ne permettent pas de se maintenir. Lui et sa candidate appelleront en conséquence à voter Catherine Lemorton, «la plus écolo-compatible» des candidats.

 

Séverine Sarrat



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