André Gallego, candidat sur la 2e circonscription «Je veux faire barrage à l’UMP et au FN»

André Gallego

Après un premier essai presque transformé en 2007 puisqu’il avait obtenu près de 10% des suffrages, André Gallego se lance à nouveau dans la bataille des législatives. Candidat du centre sur la 2e circonscription, ce Toulousain issu de la société civile, dit ne se reconnaître «ni dans l’UMP ni dans le PS, ni dans le clivage droite/gauche» et être motivé par les valeurs gaulliennes dans l’intérêt de la France : «Le général de Gaulle a inspiré cette force, cette différence qui ne sont représentées par personne aujourd’hui.» explique-t-il. Chef d’entreprise à la retraite, il dénonce «les difficultés qu’il y a en France à investir, à créer quand on n’est pas du bon côté de la barrière, quand on ne fait pas partie du cercle des copains.» Né au Maroc, cet enfant de Bagatelle, «animé depuis toujours par l’humanisme au service de l’Autre», veut se battre pour ces quartiers qu’il connaît sur le bout des doigts et contre les difficultés auxquelles leurs habitants font face au quotidien. «On y parle beaucoup d’insécurité mais si on avait permis aux pères de travailler normalement, d’être des exemples pour leurs fils, on n’aurait pas ces complications aujourd’hui» affirme André Gallego qui veut entre autres montrer «aux gamins de Toulouse qu’ils ont eux aussi une chance de gagner dans cette vie». Moins tendre à l’égard de la classe politique locale, André Gallego aurait dû, dit-il, «partir sur la 4e (sur laquelle se présentent Stéphane Diebold, Divers Droite, face à Bertrand Serp, UMP) circonscription» d’où il est originaire mais n’a pas «voulu créer le désordre» : «Je trouve anormal que l’on ne permette pas à Stéphane Diebold, fils du regretté Jean Diebold que j’ai soutenu en son temps, d’être seul sur sa circonscription, ne serait-ce que pour tout ce que son père a apporté à Toulouse.» Et son adversaire n’est pas celui que l’on croit : «Gérard Bapt (candidat sortant PS, ndlr) n’est pas mon souci principal. Je veux être devant l’UMP et le FN parce que j’estime que Nicolas Bonleux (candidat UMP, ndlr), que je respecte par ailleurs, n’a rien démontré nulle part. En outre, il parle de l’immigration d’une manière droitière qui ne me convient pas.» A un mois du premier tour, André Gallego a pleinement conscience que la tâche sera compliquée mais il est, assure-t-il «un homme de combat, «debout et libre» : «Je ne lâcherai jamais rien. C’est un défi qui me ressemble».

Claire Manaud



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.