And the winner is … Vincini

sébastien vincini @franck alix
Photo : Franck Alix/JT

 

Invité surprise. Sébastien Vincini a mené avec habileté la campagne départementale du PS. Il s’est même imposé auprès des siens … Et de ses adversaires.

L’homme s’assume : « Je suis fils de Smicards. » Le sourire aux lèvres quasi en permanence, l’accent chantant, la passion réelle, Sébastien Vincini vous reçoit dans son bureau de la rue Lancefoc (siège du PS, ndlr) en vous proposant des bonbons, son péché mignon. Pour analyser le Vincini d’aujourd’hui il est toutefois nécessaire de faire un petit retour en arrière. Arrivé au pire moment à la tête du PS 31, il y a quelques mois (défaite aux municipales, des sénatoriales qui avaient ravivé la guerre des clans, Izard puis Malvy qui annoncent leur retraite, une gauche qui se fracture sur la question de l’austérité …) tout le monde lui prédisait l’enfer. Pourtant aujourd’hui le résultat est là. Le premier fédéral du PS a réussi à fédérer toutes les sensibilités en interne, et a amené les siens en pole position du premier tour des élections départementales : « On a réussi à défendre un bilan tout en faisant de nouvelles propositions à l’instar du haut-débit pour tous. Contrairement à certains, nous ne nous sommes pas trompés de campagne ! »

« Ici nous ne sommes ni frondeurs, ni suiveurs »

Sébastien Vincini est donc clairement une révélation, un chef cuisinier qui sait finement utiliser les bons ingrédients : « Dans cette fédération il y a des personnalités de différents courants, mais on s’éclate à travailler ensemble ! » La recette du succès ? Sans aucun doute pour un membre du bureau fédéral : « Sébastien permet à chacun de s’exprimer. Il tranche quand il le faut, mais sans jamais heurter les sensibilités. » Sur son territoire (il est adjoint à Cintegabelle) il est dimanche au second tour face au FN, et ne lâche rien : « Je suis cet après-midi en porte à porte dans une commune qui a voté majoritairement FN. Je veux comprendre. » Sous l’impulsion de son nouveau boss, le PS haut-garonnais tourne donc dans la sérénité les pages Izard et Malvy. Le renouvellement est en marche avec un vrai leitmotiv : « Ici nous ne sommes ni frondeurs, ni suiveurs. » Au PS 31 on revendique même désormais « une liberté de ton et de parole. Nous l’avons prouvé avec Sivens. » Incroyable, non ? Après le second tour de l’élection départementale, Sébastien Vincini ouvrira un nouveau chantier : « Nous devons travailler à l’union des gauches dans ce département. Je vais impulser la mise en place d’une plateforme d’échanges entre nous. » Le cap est fixé. Un patron est sans doute né.



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