Alain Fillola «L’honneur d’être la cible !»

Devant François Simon le 10 juin ?

Plus que jamais en campagne. Plus que jamais «habité» par cette certitude d’être devant le candidat investi par EELV et le PS le 10 juin au soir. Plus que jamais offensif face à ce qu’il qualifie de «dérive droitière» de son opposant UMP Jean-Luc Moudenc… Le maire et conseiller général de Balma attaque, répond et clarifie.

Depuis votre entrée en campagne, en ayant maintenant un peu plus de recul sur le contexte particulier de cette circonscription, êtes-vous toujours aussi certain d’avoir fait le bon choix en prenant le risque de vous présenter en dissidence ?

Clarifions les choses. François Simon est le candidat d’Europe Ecologie Les Verts, et bénéficie du soutien du Parti Socialiste dans le cadre d’un accord national. De mon côté, je ne suis pas hostile à cet accord mais je considère que François Simon de par son parcours politique n’est pas le bon candidat pour battre la droite sur ce territoire. Il n’a jamais gagné une élection sur son nom, il ne peut pas battre Jean-Luc Moudenc. Voilà pourquoi, et plus que jamais, je pense avoir fait le bon choix en menant cette campagne, temporairement, en dehors du Parti Socialiste… Mais je reste le seul candidat socialiste sur cette circonscription !

Vous ne vous considérez donc pas comme dissident ?

Absolument pas. Je me suis mis hors du PS, mais le premier tour reste une primaire. D’ailleurs, c’est le cas sur toutes les circonscriptions, et les écologistes présentent, sans que cela dérange Mr Simon, des candidats partout face aux socialistes…

Ce message a-t-il été entendu sur le terrain par les militants du PS ?

Très largement. Il y en a très peu qui font la campagne du candidat écologiste.

«Mais qui c’est Cohn-Bendit ?»

 

Vous avez fait l’objet de sévères critiques de la part de Daniel Cohn-Bendit, venu soutenir la semaine dernière François Simon ?

Mr Cohn-Bendit s’est en effet lancé dans une série de qualificatifs peu élogieux à mon égard, sur ma personne et mon action. Mais qui c’est Cohn-Bendit ? Qu’est-ce qu’il sait de moi ? Qu’est-ce qu’il sait de mon action d’élu ? Je ne suis pas un élu qui parle en tribune, et qui ne fait rien derrière. Je suis et je reste un élu local, de terrain, qui est réélu à chaque fois sur son nom car je suis un «bosseur» ! Je trouve insupportable qu’une vieille gloire des années 60 se permette de venir à Toulouse pour m’insulter.

Dans le même temps, Jean-François Copé et Jean-Luc Moudenc en réunion publique dans votre ville, vous ont taxé d’«auxiliaire» …

C’est l’honneur d’être la cible. Cela veut bien dire que je suis le plus dangereux pour le candidat de la droite. Etre la cible de Jean-François Copé qui représente la «branche» dure de l’UMP, et de son «auxiliaire» Jean-Luc Moudenc, cela m’enchante. Le même Moudenc se revendique humaniste et centriste, mais il choisit Copé plutôt que Fillon au sein de son parti. Il cautionne depuis des semaines le discours droitier de Copé et Sarkozy.

Votre candidature est donc un barrage anti-Moudenc ?

Ce candidat ne cache pas que cette législative est un «marche pied» pour conquérir le Capitole. Ce discours est extrêmement désinvolte à l’égard des électeurs car nous ne devons pas mélanger les échéances. Nous ne sommes pas en 2014 et Moudenc se trompe d’élection ! Avec mes collègues maires, et avec notre président Pierre Cohen, nous faisons du bon boulot à la Communauté urbaine… Il n’est donc pas envisageable dans mon esprit qu’il y ait un changement de municipalité à Toulouse.

Propos recueillis par Thomas Simonian



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