A Toulouse, l’opposition entre en guerre

opposition réunie okFront commun. L’opposition municipale de Toulouse a décidé de lutter activement contre la politique menée par Jean-Luc Moudenc, notamment les hausses d’impôts et des tarifs municipaux votées en conseil communautaire.

 

Pierre Cohen, Antoine Maurice Pierre Lacaze et Jean-Jacques Rouch les quatre présidents des groupes de l’opposition municipale -respectivement socialiste, écologiste, communiste, radical de gauche- ont tenu hier une conférence de presse commune, juste avant celle organisée par Jean-Luc Moudenc sur ses un an de mandat… Comme une réponse anticipée aux attaques qui allaient être formulées à l’encontre de l’ancienne municipalité.

« Le maire dit que nous avons mis en faillite la ville, c’est une supercherie ! » s’exclame Pierre Cohen, « il a trouvé une métropole en état de marche alors qu’elle n’était qu’une communauté d’agglomération sans compétences à mon arrivée en 2008, et Tisséo est désormais capable d’affronter l’avenir car nous avons équilibré les comptes », explique-t-il. La hausse des impôts locaux et des tarifs municipaux (notamment des cantines) ont clairement du mal à passer…

« Jean-Luc Moudenc doit renoncer, il peut encore voter un budget rectificatif»

C’est la raison qui a poussé l’opposition à mener « une action commune contre ces mesures injustes et brutales », lance Antoine Maurice. Concrètement, les trois groupes vont organiser d’ici l’été « des réunions secteur par secteur pour aller à la rencontre des Toulousains, échanger, être à l’écoute et résister face à ces annonces», précise le président du groupe EELV. Et surtout démonter l’argumentaire de Jean-Luc Moudenc… « Il explique que l’effort est à ¾ supporté par la collectivité et à ¼ par les Toulousains, mais c’est faux ! On voit que pour l’instant, il incombe en majorité aux citoyens, le reste n’est que déclaration d’intentions », poursuit-il, chiffres du dernier bulletin municipal à l’appui.

Objectif, « arrêter le massacre » pour Pierre Lacaze : « Jean-Luc Moudenc doit renoncer, il peut encore voter un budget rectificatif en septembre, car personne ne va accepter de payer 28% d’impôts en plus (si on cumule hausse de 15% sur la ville et les 7,5% sur les deux prochaines années à la métropole, ndlr)».

Alors qu’elles interviennent après la défaite de la droite aux départementales, ces hausses laissent un goût amer : « C’est à se demander si Jean-Luc Moudenc avait décidé de son budget avant… S’il avait gagné le Département (et donc bénéficié de son soutien financier pour soutenir les projets municipaux), y’aurait-il eu une telle augmentation des impôts de la ville ? Il fait payer aux Toulousains la défaite de l’UMP, c’est un véritable hold-up. » Les mots sont lâchés… L’opposition est prête au combat.

 



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