49-3 : Nos députés divergent…  

Le débat parlementaire sur la réforme des retraites a débuté lundi 7 octobre à l’Assemblée nationale.
©FranckAlix

Impasse. Le texte controversé, dit loi El Khomri, passera en force à l’Assemblée nationale suite à l’usage du 49-3 par le Premier ministre Manuel Valls. Parmi nos députés haut-garonnais, les prises de position sont variées…

En peine face à sa majorité, le Premier ministre a eu recours mardi dernier au 49-3 pour faire adopter la loi Travail à l’Assemblée nationale. La présidente de la commission des affaires sociales et députée de Haute-Garonne, Catherine Lemorton, dénonce dans Le Monde l’attitude des frondeurs socialistes « qui ont pris en otage » le texte. Pourtant hostile à la première version du projet de loi, elle trouve l’attitude de ses camarades scandaleuse, estimant qu’il y a « un gouffre » entre le texte initial et celui revu par sa commission. Même raisonnement de la part de Monique Iborra, responsable du projet de loi pour le groupe PS, qui a déclaré sur Facebook que « tout a été fait pour éviter le 49-3 », en rappelant que plus de 800 amendements ont été adoptés sur ce texte…

« Une décision à l’image d’une mauvaise méthode employée depuis le début de l’examen de ce texte »

D’autres en revanche sont plus critiques, comme Martine Martinel qui « regrette vivement que le gouvernement ait choisi le 49-3 ». Une décision qui est selon elle « à l’image d’une mauvaise méthode employée depuis le début de l’examen de ce texte malgré des avancées », regrette-t-elle sur les réseaux sociaux. Mais la députée de la 4e circonscription de Haute-Garonne ne votera pas la motion de censure déposée par la droite, convaincue par une nouvelle mesure qui permettrait aux branches de contrôler a priori les accords d’entreprise. La philosophie de loi, contestée par ceux qui demandent sa réécriture complète, est de faire prévaloir les accords d’entreprise sur les accords de branche (c’est-à-dire le Code du travail). Est-ce que cette proposition pourrait convaincre les députés socialistes réfractaires ? Kader Arif s’était notamment exprimé, dans nos colonnes contre cette inversion de la hiérarchie des normes…

La question ne se pose pas pour la seule députée Républicaine du département, Laurence Arribagé, qui votera la motion de censure déposée par l’opposition. « Détricoté par l’UNEF, mis à mal par Nuit Debout, déchiqueté par les frondeurs, il est aujourd’hui devenu une coquille vide loin de son esprit originel », dénonce-t-elle sur son site Celles et Ceux.

 



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