4 février, le « de Veyrac day »

Le milieu politique toulousain l’attendait… Cette fois, c’est fait : « Il faut savoir ce que l’on veut. Je suis candidate à l’élection municipale de Toulouse » a déclaré ce matin à la presse la députée européenne Christine de Veyrac. Il faut dire que toutes les rumeurs, et autres bruits de couloirs, bruissaient dans la ville rose depuis quelques jours à son sujet. La venue de Jean-Louis Borloo le 17 janvier dernier, avait sans doute aussi, volontairement, fait monter la pression sur la question des municipales : « Toulouse est une priorité absolue pour l’UDI » avait-il déclaré pour l’occasion. Jean Iglesis, coordinateur départemental de l’UDI, a d’ailleurs signifié aujourd’hui lors de ce point presse que « le président de l’UDI était bien entendu informé de la démarche de Christine. » Le discours de la désormais officiellement leader centriste toulousaine est offensif : « Faisons entrer de l’air dans tout ça. Ras-le-bol de voir Toulouse faire du sur-place ! Asphyxie dans les transports, absence de projets culturels d’envergure… La deuxième division ça suffit ! » Autour de la députée européenne, nous pouvions remarquer ce matin l’unité de la galaxie centriste (il y avait quelques doutes par exemple concernant l’Alliance Centriste, ou envers certaines personnalités du Nouveau Centre), ce qui était pourtant loin d’être une certitude, ne serait-ce que quelques semaines en arrière. MoDem y compris : « Une tête de liste UMP ne pourra pas reprendre la mairie à Pierre Cohen. Et au centre, pas besoin de parachutage, avec Christine nous avons la personne idoine » a expliqué son président départemental, Jean-Luc Lagleize, lui aussi présent.

La Simone Veil toulousaine ?

Jean-Pierre Albouy, président du Nouveau Centre 31 a pris la parole pour justifier sa prise de position : « Nous sommes très heureux d’accompagner Christine de Veyrac dans cette aventure. Nous avons besoin d’une personnalité qui puisse accomplir localement ce qu’une personnalité telle que Simone Veil a accompli nationalement. Christine est la mieux placée pour cela. » Il reste maintenant deux inconnues pour la suite des opérations. La première est le rôle que va désormais jouer le groupe « Toulouse métropole d’Europe » des Bouscatel, Chollet et consorts. Si on les imagine mal derrière un Jean-Luc Moudenc dont ils sont aujourd’hui dissidents, il n’ont pour le moment pas pris de position officielle… Des rencontres avec Jean-Luc Lagleize et Christine de Veyrac sont prévues dans les prochains jours. Vers un rapprochement ? Wait and see. La deuxième inconnue réside dans la riposte que réserve Jean-Luc Moudenc à l’UDI. Comment va-t-il réagir à l’annonce que vient de faire Christine de Veyrac ? Elle réduit dans tous les cas, pour le moins, son discours de rassemblement. On attend donc avec impatience ses prochaines prises de parole.

Finie l’Europe

Certaines voix estimaient également que Christine de Veyrac médiatisait ses envies municipales à des fins… européennes. Afin de s’assurer une place éligible pour le prochain scrutin européen qui aura lieu, lui aussi, en 2014. Là aussi, Christine de Veyrac a tenu à clarifier : « Je ne suis candidate qu’aux municipales. » La pré-campagne municipale a vécu un tournant ce matin.

Thomas Simonian



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