3 Questions à Sandra Mourgues

Responsable départemental de «La Gauche moderne»

Quel regard portez-vous sur l’action du gouvernement ?

Nous sommes des sociaux démocrates attachés à l’économie de marché, en nous situant clairement dans l’opposition. Les premières mesures du gouvernement nous inquiètent. Le gouvernement perd du temps, pris entre ses soutiens les plus à gauche et les contraintes économiques. II y a urgence. Il est temps de décider et d’agir. Nos entreprises et nos emplois en dépendent et «tout ne peut être délégué au dialogue social». Nous sommes pour la solidarité mais pas l’assistanat. D’ailleurs, «La Gauche moderne» va certainement modifier son nom pour être mieux identifiée.

Le centre a-t-il un avenir malgré les résultats décevants des législatives ?

Les résultats ont été décevants de par la dispersion des centres qui a été sanctionnée par les électeurs. Chacune des chapelles du centre (Modem, Parti Radical, Nouveau centre, Alliance Centriste) a cru qu’elle pouvait aller seule devant les électeurs. Chacun a cru pouvoir aménager ses petits arrangements locaux. Et bien chacun a fait des résultats médiocres. Cela doit nous servir de leçon à tous. Il y a un électorat qui se reconnaît dans une force politique centrale, située entre le PS et l’UMP, mais qui doit clairement s’identifier dans une alliance, soit dans l’opposition soit dans la majorité. C’est la logique des institutions de la 5e République. Il faut maintenant recréer cette force centrale qui devra rassembler du centre droit aux sociaux démocrates.

 

Allez-vous vous allier sur Toulouse avec les autres partis centristes ?

C’est ce qu’il faut faire dans la droite ligne de la création d’un parti central. Confédération ou parti unifié, peu importe la structure. En tant que responsable de «La Gauche moderne» en Haute-Garonne, je suis disponible pour un tel rassemblement dans notre département dont les objectifs seraient : le regroupement de l’ensemble des forces centristes de la Haute-Garonne, la promotion des valeurs humanistes et sociales, la participation aux différents scrutins, nationaux et locaux.

 

Thomas Simonian



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