3 questions à Romain Jammes

Responsable Communication du Parti de Gauche 31

Vous êtes à l’origine, avec d’autres composantes politiques et syndicales, de la grande manifestation qui aura lieu le 1er juin dans les rues de Toulouse, en présence de votre leader Jean-Luc Mélenchon. Prévoyez-vous un succès ?

Les mots d’ordre de cette manifestation, l’austérité et la 6e république, sont fédérateurs. Mais depuis l’affaire Cahuzac, le rejet est pour beaucoup plus global. L’idée est d’ailleurs de partir de cet échec palpable pour créer un nouveau système… Enormément de gens nous ont fait savoir qu’ils seraient là. Ils sont issus pour beaucoup de départements proches de la Haute-Garonne, et pour d’autres de villes comme Bordeaux ou Montpellier. On le sent plutôt bien ! Notre objectif était à la base modeste, 5000 participants. Je pense qu’on y sera largement.

Vous considérez-vous en opposition avec le gouvernement ?

Nous sommes en effet dans une critique totale de la politique actuellement menée. Mais notre but est de reconstruire cette majorité de gauche, avec notamment Europe Ecologie Les Verts et la gauche du PS. On ne peut donc pas dire que nous sommes dans une opposition politique comme peut l’être l’UMP. Nous demandons simplement au gouvernement une orientation idéologique plus à gauche. Mais il n’y aura pas de changement de cap si on ne change pas les têtes au gouvernement. C’était le sens de la provocation de Jean-Luc Mélenchon quand il s’est proposé comme premier ministre.

Etes-vous toujours sur l’idée d’une liste autonome aux municipales ?

Il y aura clairement une autonomie pour la quasi-totalité des composantes du Front de Gauche. Il n’y a que le PC qui n’a pas encore décidé. Mais même s’il ne se joint pas à nous, il y aura une liste du Front de Gauche.

Propos recueillis par Thomas Simonian



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