3 questions à Martine Billard

Co-présidente du Parti de Gauche, en visite mardi dernier sur Tournefeuille et Pibrac.

Votre parti ayant pris clairement un virage écologique, quelle différence y a-t-il entre vous et Europe Ecologie Les Verts ?

Le problème d’Europe Ecologie Les Verts c’est qu’ils sont dans le capitalisme vert et dans l’écologie punitive. Pour eux, l’industrie c’est sale ! Ils souhaitent que notre économie soit convertie en économie de services et d’intelligence, mais une telle vision est anti-écologique, car on ne peut pas se passer de l’industrie. Nous sommes au contraire pour repenser notre modèle industriel en tenant compte des contraintes écologiques.

Etant donné votre opposition frontale à la politique économique du gouvernement, n’est-ce pas désormais difficile d’appartenir à des majorités municipales ou autres avec les socialistes ?

Cela dépend localement de l’orientation prise par l’équipe municipale en place. Certaines refusent de s’engouffrer dans des logiques d’austérité, alors que d’autres suivent le gouvernement… Il y a effectivement aujourd’hui des désaccords, car nous considérons que d’autres solutions sont possibles dans notre pays. Il est impensable de continuer à retirer à ceux qui ont le moins !

Y a-t-il donc deux gauches en France ?

Oui il y a clairement deux orientations politiques différentes au sein de la gauche, entre ceux qui nous expliquent que les difficultés actuelles sont liées au coût du travail et que la dette accumulée doit être remboursée par les Français, et ceux qui comme nous revendiquent qu’il faut partir des besoins et non de l’argent.



2 COMMENTAIRES SUR 3 questions à Martine Billard

  1. Lumeau dit :

    Martine Billard se trompe. Il n’y a qu’une gauche
    LE FRONT DE GAUCHE
    Le PS n’est plus qu’un parti inféodé au capitalisme : la démonstartion en est faite par les propos de Martine Billard. Seul le Front de Gauche propose une vraie alternative : oublier la dette et relancer l’activité sous le signe de l’écologie au travers de l’agriculture, l’industrie, le commerce (privillégier le plus court chemin), les transports… avec, en perspective,le respect de cette TERRE telle que nous la laisserons à nos enfants, petits-enfants… Cette activité ne sera relancée que s’il y a de la demande et cette demande ne viendra que grâce à une augmentation des bas salaires.

  2. Lapeyre Jean Marc dit :

    Martine Billard a beaucoup insisté, à juste titre, sur le fait que l’on ne peut faire de l’écologie sans tenir compte de l’humain. Pour résumer a-t-elle signifié “l’humain, l’écologie et la politique doivent être considérés comme des domaines qui se recoupent en permanence, on ne peut faire de l’écologie sans prendre en compte les besoins des être humains, spécialement des plus démunis, et on ne peut faire du social en ignorant le champ politique”. C’est toute la difficulté de l’équation qui ne sera jamais résolue si les décisions majeures ne sont prises que par les spécialistes auto-proclamés assistés par “les nouveaux chiens de garde”…

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