3 questions à Jean-Luc Lagleize, Président départemental du MoDem, Elu à la Mairie de Toulouse et à la Communauté urbaine

Les scores du premier tour des législatives ont amené le centre à des scores autour de 3% en Haute-Garonne. Vivez-vous ce résultat comme une déception ?

Les Français ont totalement intégré un mode de scrutin qui conduit à désigner dès le 1er tour celui qui sera en capacité de battre «l’autre», celui qu’on ne veut pas désigner. C’est dommage et c’est réducteur. Cela conduit à un monde bipolaire où la seule alternative revient à voter pour les extrêmes (Front National et Front de Gauche). Alors oui, nous avons été déçus. Mais ce n’était que la traduction du résultat des élections présidentielles où les Français ont décidé de ne pas entendre la voix de la raison. Ils ont préféré remettre à plus tard les décisions difficiles mais inéluctables.

Les partis du centre de notre département tentent depuis des mois de travailler ensemble. Allez-vous arriver à faire perdurer cette entente ?

Notre objectif est de faire travailler ensemble les partis qui veulent construire un centre indépendant en Haute-Garonne. Notre conviction est que le débat politique en Haute-Garonne ne peut pas se résumer à un affrontement entre le PS et l’UMP, et que l’UMP n’est pas ici une alternative crédible au PS. Cette première expérience de travail en commun en Haute-Garonne nous a permis de découvrir des personnes qui partagent nombre de nos valeurs. Nous avons eu plaisir à travailler ensemble, quel que soit la carte politique au fond de notre poche. Nous devons donc trouver les moyens adaptés pour pérenniser ces actions.

 La reconquête du Capitole est-elle possible ?

Sociologiquement, les valeurs défendues par le MoDem sont partagées par les habitants des grandes agglomérations. Ces populations urbaines ont tendance à voter «à gauche», même si elles ne partagent pas la totalité du programme (notamment économique) du PS.  A Toulouse, le vote en faveur de François Hollande a dépassé les 62%. C’est donc à nous de mobiliser cet électorat non socialiste qui vote «à gauche» pour les scrutins nationaux. C’est à nous de mettre en place une offre autour des valeurs que nous portons, et de rassembler pour la reconquête du Capitole.



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