3 questions à Jean-Christophe Sellin

Tête de liste du Parti de Gauche aux municipales qui vient de voir son local de campagne vandalisé par un groupuscule d’extrême-droite.

Quel enseignement tirez-vous de cet acte ?

Que le Front de Gauche pose un problème à l’extrême-droite toulousaine. Au lieu de résoudre leur problème dans les urnes, ils préfèrent nous intimider en s’attaquant à notre local, et en violant toutes les règles démocratiques. On constate un partage des rôles au sein de l’extrême-droite : il y a d’un côté le visage dédiabolisé par les médias de Marine Le Pen, et de Serge Laroze à Toulouse, et de l’autre côté, des groupuscules qui continuent à faire le boulot.

Selon vous donc, les Toulousains ne doivent pas se tromper ?

Dans toute l’histoire de l’extrême-droite, il y a toujours eu une quête de respectabilité pour brouiller les cartes, mais en réalité elle reste une solution haineuse et anti-démocratique.

De tels événements peuvent faire penser que cette campagne ne démarre pas de bon augure, non ?

Ecoutez, il y a un gouvernement qui dit avoir dissout deux groupuscules mais on ne comprend pas pourquoi les militants ne sont pas en prison… Un gouvernement qui nous dit que la sécurité est une question centrale, mais il peut y avoir des nazis qui se promènent le week-end avec des barres de fer dans les rues de Toulouse. Maintenant la justice doit prendre ses responsabilités ! On ne va baisser ni les yeux, ni la garde !

Propos recueillis par Thomas Simonian



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.