3 questions à Guilhem Latrubesse

Conseiller régional

Porte-parole du Partit Occitan

Via un communiqué vous venez de rappeler les promesses de campagne du candidat Hollande sur la décentralisation et la ratification de la charte européenne des langues régionales. Craignez-vous déjà que le gouvernement Ayrault ait des «trous de mémoire» ?

Pendant la campagne de François Hollande, de nombreux parallèles ont été faits entre lui et François Mitterrand. Mais les propositions de la campagne de François Hollande sont en retrait par rapport aux 110 propositions de 1981. Il s’est contenté de promettre la ratification de la Charte européenne et un Acte III  de la décentralisation. Nous ne nous mettons donc pas en attente du gouvernement Ayrault, mais plutôt en mesure de faire des propositions à ses côtés.

Doit-on être toujours optimiste concernant l’officialisation promise par l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée de l’usage de l’Occitan dans son administration ?

Antònia Sabartés, la secrétaire générale de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée, a déclaré cette année que 4 régions – Catalogne, Îles Baléares, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées – souhaitaient ajouter l’occitan comme langue officielle dans une prochaine réforme des statuts. La passation de la présidence de l’Eurorégion va être effective dans les semaines à venir, au profit de la région Midi-Pyrénées, qui en profitera très certainement pour mettre en avant l’occitan.

Pouvez-vous nous dire pourquoi selon vous la culture occitane nous est-elle encore nécessaire en 2012 ?

Promouvoir la culture occitane dans nos régions, c’est d’abord participer à l’enjeu de diversité culturelle de notre planète. Par ailleurs, le dynamisme du Pays Basque, de l’Ecosse ou d’autres régions d’Europe, montre que le développement économique d’un territoire doit s’appuyer sur sa culture, sa spécificité régionale, qui est créatrice de lien social, de vivre ensemble. Serait-ce démocratique de dénigrer cette langue, de renier ses apports sur notre façon de vivre, sur notre accent, sur notre gastronomie ?

 

Thomas Simonian

 

 



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