3 questions à François Carbonnel

Secrétaire fédéral du PS 31 en charge de la communication

Que vous inspire l’annonce de la candidature de Christine de Veyrac ?

On ne peut que constater que la droite continue à être divisée, tant au niveau local que national. Cette situation fait écho à un récent sondage qui met en exergue la pénétration des idées du Front National dans le pays. Il y a de plus en plus de porosité entre certains se revendiquant de la droite, et les valeurs portées par l’extrême-droite. Ils ne votent pas forcément pour Marine Le Pen, mais partagent son constat. Or, l’UDI de Mme de Veyrac représente la frange humaniste et sociale de la droite, c’est ce qui explique aujourd’hui cette cassure. C’est comme quand la banquise se déchire.

Voulez-vous dire que Jean-Luc Moudenc représente une frange plus droitière ?

Force est de constater que durant la campagne présidentielle, il s’est fait le porte-parole sans scrupules de l’argumentaire le plus contestable de Nicolas Sarkozy. Ces dernières prises de position sur les thématiques sociétales ne sont pas non plus là pour nous rassurer. J’ai beaucoup de respect pour la personne, mais je note que Jean-Luc Moudenc n’apporte pas beaucoup de nuances voire de désaccords avec le discours national de l’UMP.

Cela est donc de bon augure pour Pierre Cohen ?

Il vous le dirait mieux lui-même, mais cela ne peut pas être une mauvaise nouvelle pour la gauche toulousaine. Les socialistes sont d’ailleurs déjà en ordre de marche pour cette campagne. Nous sommes organisés pour affronter cette échéance…

Propos recueillis par Thomas Simonian



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