3 questions à Catherine Grèze

Députée européenne EELV

Les militants écologistes viennent de vous désigner comme tête de liste pour les prochaines élections européennes. Forcément une satisfaction pour vous ?

Je suis ravie de cette confiance des militants. Je crois que c’est le fruit d’un mandat que j’ai énormément exercé sur le terrain, en essayant de ramener l’Europe dans nos territoires. J’ai voulu créer du lien avec toutes les luttes locales et le milieu associatif ; aujourd’hui ce travail est peut-être reconnu.

L’Europe est-elle une des clés pour sortir de la crise ?

Ce n’est pas une des clés, c’est LA clé ! Il est bien entendu que la crise que nous traversons ne pourra pas se résoudre sur le seul terrain national, mais bel et bien avec une Europe forte et unie. Je sais bien que c’est un discours qui va à contre-courant de ce que l’on entend, mais je plaide pour une Europe avec davantage de pouvoirs politiques. Aujourd’hui l’Europe n’est qu’une addition de politiques nationales.

Dominique Voynet, ancienne candidate à l’élection présidentielle pour votre parti, ne se représentera pas dans sa ville de Montreuil. Elle a déclaré que ce choix était la conséquence de la dureté du combat politique actuelle. Vous comprenez ?

Je comprends. Oui la vie politique est dure, et ce n’est certainement pas moi qui vais dire le contraire. C’est d’ailleurs encore plus difficile quand on est une femme, et on ne le dit pas assez ! Nous sommes encore dans un modèle très masculin, bien souvent soixantenaire, qui n’accepte pas une autre conception de la politique.

Propos recueillis par Thomas Simonian



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