Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

Wild : épopée sauvage !

Décidément, les réalisateurs canadiens se distinguent en ce moment ! Après le splendide Mommy de Xavier Dolan, c’est au tour de Jean-Marc Vallée de nous présenter Wild. Le point commun entre ces deux films, c’est l’émotion; deux réalisateurs qui savent filmer les sentiments et les traduire sur la pellicule. Wild, c’est l’histoire d’une jeune femme en rupture qui nous est contée… En rupture de mariage, en rupture de famille, en rupture de la drogue… Elle décide donc de partir marcher pour se guérir et renaître. Elle ne choisit pas n’importe quel sentier de randonnée, non, elle choisit le “Pacific Crest Trail” qui part du sud de la Californie pour arriver en Oregon, du sud au nord, sur plus de 1800 km ! Elle rencontrera toutes les difficultés liées à la randonnée et, comme elle le dit elle-même, elle fera le tour de tous les recoins de son cerveau. Le spectateur suivra cette introspection grâce à des flashbacks. Le rôle principal est tenu par Reese Witherspoon, qui est exceptionnelle de bout en bout (elle est d’ailleurs nominée aux Oscars). Elle fait passer les émotions et les douleurs ressenties par son personnage sans recourir à de grands effets et avec une grande finesse d’interprétation. Sans maquillage, marquée physiquement par sa longue marche, elle imprègne le film de ses faiblesses et néanmoins de sa force mentale…

« Le film baigne dans une sorte de panthéisme »

Dans un cinéma sacrément machiste, elle crée un personnage de femme incroyable. Et pourtant, cette histoire est tirée d’une histoire vraie, celle de Cheryl Strayed qui a raconté son histoire dans un livre. De plus, les paysages que traverse l’héroïne, sont absolument magnifiques, passant des déserts du sud de la Californie aux montagnes enneigées  de l’Oregon…Le film baigne dans une sorte de panthéisme où la nature (et la solitude !), nouvelle divinité, est capable de guérir et d’amener à une certaine rédemption…Un clin d’œil amusant à Saint Exupéry et au Petit Prince : Cheryl, l’héroïne, apercevra un renard à plusieurs reprises, elle tentera même de lui parler et de l’attirer… Un film que je vous recommande, loin de la production actuelle oscillant entre comédies insipides et blockbusters standardisés…

Deux expos de photos à ne pas manquer au Château d’Eau. D’abord George Georgiou, photographe anglais et subtil observateur de l’évolution des sociétés ; il est connu pour ses travaux sur l’Europe de l’Est, les Balkans et la Turquie, ici il propose une série « Last Stop » consacrée à Londres. Ensuite, Vanessa Winship, photographe anglaise qui a réalisé ses photos de l’Amérique aux Balkans mêlant portraits, paysages et reportages d’une manière assez poétique…

 

 

 

 


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