Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Vivre aux dépens des autres : tout un programme !

L’imbroglio d’aides financières de l’État va connaître une nouvelle phase avec ce qu’il faut nommer le « revenu universel de base » (RUB).

C’est une nouvelle solution de plus sortie du chapeau magique des politiciens. Elle n’a jamais fait ses preuves nulle part ailleurs, mais le RUB est déjà présenté comme ce qui va révolutionner la « vie des plus démunis ». De prétendus libéraux soutiennent cette mesure visant à supprimer les autres aides.

Ne vous y trompez pas : cette mesure est bien d’essence collectiviste. Il s’agit, ni plus ni moins, de « distribuer la même somme d’argent à tout le monde, sans fournir le moindre effort ».

Notre cerveau humain est positivement conditionné par la valeur d’universalité. Mais ce n’est pas parce qu’une majorité pense que c’est bon, que ce sera juste et supportable économiquement. Si la communauté sociale-démocrate tenait une comptabilité de ses propositions économiques, elle constaterait l’impossibilité de leurs réalisations, sauf à modifier leur propre code moral. D’où les crises récurrentes et les réformes permanentes de notre société corrompue à l’argent public.

« L’effort de production se rémunère par l’échange libre »

Arrêtons-nous sur la notion d’effort. Redistribuer de l’argent ne peut se faire que si ce qui est produit en amont est valorisable. L’effort de production se rémunère par l’échange libre en contrepartie du produit. Avec le RUB, il est considéré comme possible de payer une part de l’effort de production au même niveau que le non-effort de production par amputation de cet effort de production. Or vous engendrez de fait une injustice envers celui qui a produit par dévalorisation autoritaire de son effort de production.

Que provoquera la mise en œuvre du RUB ? Celui qui produit réduira de facto son effort de production dévalorisé, conduisant à produire moins. C’est le fiasco économique observé dans toute expérience collectiviste où le pouvoir finit dans la paranoïa. Plus un gouvernement affirme agir dans l’intérêt général, pire est la situation sociale des hommes. C’est le chemin emprunté par la sociale-démocratie où la violence morale à coups de lois iniques et de fiscalité absurde remplace la violence physique des régimes totalitaires. Incapable de financer ses mesures, tout gouvernement force le citoyen à être un bon petit soldat-contribuable loyal envers l’État.

Ainsi, constatez que pour lutter contre tout ennemi que l’État se crée, celui-ci bafoue systématiquement les droits individuels de l’homme. Et la France d’aujourd’hui n’échappe pas à cette règle : l’État voit en chaque citoyen un ennemi.

 


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