Yoann Rault-Wita
Yoann
Rault-Wita
Militant pour les valeurs de droite

Vive Pierre Cohen, Vive la dette !

Le Maire PS de Toulouse, bien seul au sein de sa majorité aux vues des récentes déclarations de ses amis écologistes et d’extrême-gauche, a décidé de lancer en ce début d’année une grande campagne de communication visant à faire croire aux Toulousain(e)s que « Toulouse avance à pas de géant ! ».

Enchaînant les présentations de voeux aux quatre coins de la ville rose, Monsieur Cohen explique à qui veut l’entendre que Toulouse évolue et se transforme mais que le travail de la municipalité n’est pas facile en cette « période de crise ». Comme quoi les socialistes ont la mémoire sélective après nous avoir expliqué, en tirant à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy, que la crise n’était pas une excuse.

Monsieur le Maire a cependant oublié d’expliquer à ses concitoyens et néanmoins contribuables que s’il y a bien une chose qui avance à grand pas à Toulouse, c’est la dette ! Petit coup d’oeil sur l’état des finances de la ville à quelques mois des prochaines échéances municipales.

Afin de garder un regard neutre et objectif sur la situation, il convient de se référer au récent rapport de la Chambre Régionale des Comptes. Cette dernière exerce une triple compétence de jugement des comptes des comptables publics, d’examen de la gestion et de contrôle budgétaire sur les collectivités territoriales et leurs établissements publics. Dans le cadre de son dernier rapport concernant la gestion des finances de la ville de 2004 à 2010, la sentence pour la municipalité actuelle est sans appel.

En effet, d’une part, la Chambre Régionale des Comptes vient rappeler que la gestion de la ville, lorsque Jean-Luc Moudenc l’administrait, était saine, d’autre part elle relève deux phénomènes : la baisse de l’épargne depuis l’arrivée de Pierre Cohen au Capitole et la « perspective inéluctable de recours à la dette ».

L’épargne est un bon indicateur de la gestion d’une collectivité locale. En effet, comme au sein d’un foyer où il est d’usage de mettre de l’argent de côté pour éviter de devoir demander de l’aide à son banquier, la ville se doit de mettre en place son auto-financement sans avoir recours à l’emprunt.

Entre 2007 et 2010, le rapport note « une inversion de tendance » en matière d’épargne : celle-ci baisse d’un tiers avec l’arrivée de la municipalité socialiste passant de 103 millions d’euros en 2007 à 62 millions d’euros en 2010. Pour la première fois depuis presque 25 ans (!), la ville de Toulouse va devoir recourir à l’emprunt. Il convient de nuancer ce propos : quand il s’agit d’avoir recours à l’emprunt pour des dépenses importantes comme par exemple la mise en place d’un nouveau moyen de transport, la dette est nécessaire mais quand lorsque, comme à Toulouse, l’emprunt est utilisé pour construire une école, ceci est alarmant pour l’avenir du portefeuille de la ville.

Ce phénomène s’explique par une raison principale : les dépenses de fonctionnement de la ville augmentent plus rapidement que les recettes.

Le manque d’ambition de la municipalité actuelle et l’amateurisme de Pierre Cohen en matière d’investissements mènent à un constat clair : selon le rapport de la Chambre Régionale des Comptes, comparé au mandat de Jean-Luc Moudenc, la team Cohen investit 25% de moins à la ville.

S’il ne fait nul doute, n’en déplaisent aux récentes ambitions de certain(e)s, que Jean-Luc Moudenc, Président de l’UMP 31 et Maire de Toulouse de 2004 à 2008 a su être un Maire soucieux de respecter les générations futures en imposant une gestion saine des finances de la ville, cette année 2013 devrait permettre aux Toulousain(e)s de s’interroger. Pierre Cohen disait dans son journal de campagne, je cite, que « Le grand changement que je propose ne nécessite pas de gros moyens » : MENSONGE !

Enfin souvenons-nous du slogan de la liste de Pierre Cohen en 2008 : « Toulouse à gauche, tu gagnes ! ». Chacun en tirera les conclusions qu’il veut, chacun décidera de la ville qu’il veut laisser aux générations futures, chacun prendra ses responsabilités. Toulousaines, Toulousains, vous qui aimez votre ville, vous qui souhaitez lui donner les ambitions qu’elle mérite, vous qui pensez que la ville s’endort depuis trop d’années, vous qui pensez que le dogmatisme socialiste ne peut plus être le mode de fonctionnement de notre ville, faites comme moi, engagez-vous derrière Jean-Luc Moudenc en rejoignant les 3000 soutiens de l’association Toulouse Avenir.

Gardons bien à l’esprit que le travail de terrain que Jean-Luc Moudenc réalise depuis 2008 et l’unité de la droite et du centre-droit seront les clefs de la réussite de notre famille politique en 2014 !

 

Yoann Rault-Wita

Conseiller National des Jeunes Populaires


2 COMMENTAIRES SUR Vive Pierre Cohen, Vive la dette !

  1. Jean-Michel LATTES dit :

    Il parle bien ce petit jeune !

  2. Patrick Aubin dit :

    “quand il s’agit d’avoir recours à l’emprunt pour des dépenses importantes comme par exemple la mise en place d’un nouveau moyen de transport, la dette est nécessaire” : NON, aucune dette publique n’est justifiée !!!

    L’argent des impôts est une fraction de l’argent issu de la richesse produite par les citoyens et leurs entreprises : c’est une confiscation d’une production de richesses potentielles qui ne pourra donc pas se faire. Car par définition, l’État et toutes les collectivités locales ne produisent aucune richesse : si c’était le cas, pourquoi auraient-ils besoin de la coercition pour obtenir de l’argent à travers des impôts et taxes ?

    Rappelons que la déclaration des droits de l’homme (art. 14) qui est pourtant constitutionnelle, précise que la contribution commune est “LIBREMENT” consentie !!! Nous en sommes bien loin !!!

    Tout emprunt public est purement et simplement un vol à l’encontre des citoyens sur leur propriété. Tout pseudo “investissement public” n’est pas en réalité un investissement puisqu’à la base, ni l’État, ni les collectivités locales ne créent de richesse : ils ne peuvent donc amortir les emprunts quand levant des impôts supplémentaires, ce qui ampute encore un peu plus le revenu des citoyens !!! D’ailleurs, la situation actuelle de la dette publique est critique et présage d’une situation sociale explosive dans les prochains mois !!!

    Ceux qui contractent les emprunts ne sont d’ailleurs pas les payeurs et la justification d’intérêt général est une escroquerie : faire par exemple un transport en commun n’est pas d’intérêt général puisque de toute manière d’autres transports sont en concurrence. Pourquoi mettre de l’argent dans un système qui est déficitaire ? C’est à la société civile de décider : ceux qui veulent faire des transports en commun peuvent se regrouper au sein d’une association et voir si leur(s) projet(s) rencontrent des financeurs et s’ils sont eux-mêmes prêts à mettre de l’argent volontairement pour répondre à leurs besoins de déplacement. Pourquoi ce seraient ceux qui n’ont pas besoin de ce transport qui devraient payer ? Pourquoi on prend de l’argent à des entreprises ou des citoyens qui peuvent créer des emplois par ailleurs pour financer la perte de ces moyens de transport décidés par les politiques ???

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