Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

Vice Versa

Depuis des années, des dizaines d’années même, les dessins animés étaient destinés aux enfants et le monopole de leur réalisation était occupé par Disney… Cela a donné au fil du temps, de véritables chefs d’œuvre et de grands classiques… Puis arriva Pixar….C’était dans les années 80, 1986 pour être précis et alors tout a changé ; les dessins animés sont devenus des films d’animation et le second degré, l’humour  sont devenus leur marque de fabrique…Jusqu’à aujourd’hui, où Pixar franchit une étape supplémentaire puisque l’action de « Vice versa » se passe principalement dans le cerveau de l’héroïne…

Au Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de la petite Riley, 11 ans, cinq Émotions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse. Peur se charge de la sécurité,  Colère s’assure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie – au sens propre comme au figuré. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son rôle. Les autres non plus, d’ailleurs… Lorsque la famille de Riley emménage dans une grande ville, avec tout ce que cela peut avoir d’effrayant, les Émotions ont fort à faire pour guider la jeune fille durant cette difficile transition. Mais quand Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus éloignés de l’esprit de Riley, emportant avec elles certains souvenirs essentiels, Peur, Colère et Dégoût sont bien obligées de prendre le relais. Joie et Tristesse vont devoir s’aventurer dans des endroits très inhabituels comme la Mémoire à long terme, le Pays de l’Imagination, la Pensée Abstraite, ou la Production des Rêves, pour tenter de retrouver le chemin du Quartier Général afin que Riley puisse passer ce cap et avancer dans la vie…

Le génie (oui oui le génie !!) de Pixar est de partir d’un point de départ et d’exploiter de manière éblouissante tous les tenants et les aboutissants… Ici, cela aurait pu tourner au film larmoyant et classique sur la “pauvre petite fille” arrachée à son Minnesota natal… Mais non, pas du tout, tout le scénario, toute l’histoire ne laisse pas un moment de répit passant du rire à l’émotion sans transition… Les trouvailles visuelles, comme toujours chez Pixar, sont géniales, et arrivent à faire oublier qu’on regarde un film d’animation… Et si le film raconte le passage de l’enfance à l’adolescence d’une petite fille, “Vice Versa” marque pour le film d’animation son passage à l’âge adulte ! Un film à recommander à tous, petits et grands car chacun y trouvera son compte…

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