David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

« Va te faire voir chez les Grecs. Avec plaisir ! »

Dimanche soir nous étions nombreux à nous prendre pour Zorba le Grec, au son du sirtaki, au verre d’ouzo dans une main, une feuille de vigne farcie dans l’autre. L’on avait les yeux brillants comme devaient les avoir les hommes de Leonidas aux Thermopyles ou bien Jean Capo d’Istria en 1827 lors de son élection comme premier président de la Grèce libre. Oh, bien entendu nous n’étions pas tous du même bord que Mr Tsipras mais nous étions, nous sommes, des partisans de la démocratie vraie, de celle qui donne la parole au peuple. Tellement frustrés de notre référendum volé de 2005, nous avons reporté notre force, notre envie, dans la courte mais dure campagne du NON, tant comme en 2005 une certaine caste journalistique et toute l’oligarchie s’étaient liées pour que le OUI l’emporte. Le résultat fut là, ce fut la fête à Sarkozy et à toute cette classe politique qui, quinze jours avant, était plus démocrate que n’importe qui et qui a passé une semaine à fustiger le référendum. Quoi qu’il en soit le Non a gagné, il ne faut pas insulter l’avenir mais le message est passé, rien n’est écrit, tout peut changer. La Grèce ouvre la voie, elle l’a fait il y a quelques siècles déjà, à une autre Histoire si l’on sait ne pas lâcher prise…

Ne pas lâcher prise c’est aussi ce que l’on dit à tous les opposants de la privatisation de l’aéroport de Toulouse. Le hasard fait bien les choses alors que d’un côté, dans une parodie de conférence de presse qui deviendra réelle, le collectif demandait à Mr Macron la vérité et que de l’autre ce même monsieur martelait que tout était en règle, Médiapart faisait savoir que la privatisation n’était pas finalisée et Madame Rabault écrivait qu’à sa connaissance “le contrat final n’est pas signé”.  Le 6 juillet, Bercy annonçait que tout était bon. Un pas en avant, trois en arrière, nous retrouvons bien là la politique façon Hollande que nous connaissons depuis 2012.

Un François Hollande tellement absent qu’il a même préféré un petit voyage en Afrique, où là on efface les dettes sans soucis, à tout le grouillement chino-gréco-français.

Ce qui est sûr, c’est que depuis dimanche, l’on aura une façon différente d’aller se faire voir chez les Grecs…


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