Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Université française : fabrique de chômeurs ?

 

Pour chaque futur étudiant, la question est : « quel  diplôme décrocher pour obtenir le job à la hauteur de mes espérances » ? Et quelle université et quels frais d’études ? Car l’université n’est pas une auberge de jeunesse mais un investissement pour l’étudiant qu’il valorisera durant sa carrière. En France, les tenants de l’égalitarisme voudraient que les frais d’inscription à l’université soient les plus bas possible, et imaginent même un accès gratuit. Ils sont guidés par la peur irrationnelle de voir les « gosses de riches » s’offrir les meilleures universités et ainsi bafouer l’égalité des chances. Ces égalitaristes n’acceptent pas l’existence hiérarchique des universités. Quel est leur but ? Egaliser le niveau des universités par le nivellement des salaires des enseignants ? Constatons que les meilleures ne sont jamais les gratuites ! En faisant payer les frais d’inscription au coût réel de formation, elles arrivent à attirer les meilleurs enseignants ou chercheurs… et étudiants.

« Les universités forment les élites de toute nature »

Les universités sont en concurrence sur un marché universitaire mondial. Elles se doivent d’attirer les meilleurs étudiants du pays mais aussi venant de l’étranger. Avec des frais d’inscription faibles à travers un système public sans grandes ressources, les formations sont trop souvent bidonnées et/ou avec de mauvais professeurs aux salaires sans réel attrait. La réputation de telles universités ne franchit pas le stade des frontières nationales ou peut-être juste celui des pays du tiers monde pour former des enfants de dirigeants ou fonctionnaires corrompus. Il est constant que l’université prestigieuse soit autonome et dispose de moyens propres où les frais d’inscription, par un prix libre, reflètent le coût de la formation. Ce modèle est la garantie de l’adaptation au besoin du marché. Car un coût inadapté (trop élevé ou ne couvrant pas les charges) et une formation non valorisante feront déserter la filière. Sont-ils nombreux les étudiants qui veulent intégrer des filières universitaires gratuites avec comme métier « chômeur » ? Les étudiants devenus actifs font ou défont la réputation d’une université. Les universités forment les élites de toute nature qui seront les modèles des futurs étudiants. Le gratuit universitaire n’a aucune chance de survie en vivant de misère. Répondons à  la question de l’accès à la catégorie « riche ». Un étudiant qui croit en lui, et qui possède des capacités intellectuelles sans moyens financiers, trouvera ces derniers sur le marché (job, bourse, emprunt). Toute université sait aussi capter des étudiants qui possèdent un potentiel. Et n’oublions pas qu’un certain nombre de réussites économiques ne sont pas liées à des études supérieures, ni au portefeuille des parents.

 

 


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