David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

« Une volonté froide… »

Nous sommes en guerre. Ces mots je les ai souvent écrits depuis janvier dernier voire même avant, bien avant… La France est en guerre au moins depuis 1995 contre les islamistes, une guerre avec des trêves plus ou moins longues sur le territoire national.

Il y a la guerre faite par nos militaires, celle qui ne nous interpelle que le temps d’un flash info lorsque tombe un de nos soldats et il y a cette “nouvelle” guerre terroriste à laquelle nous ne sommes pas préparés de façon sérieuse.

Pas préparés, car nous avons laissé prospérer sur notre sol les “mauvaises herbes” au nom des libertés, en oubliant que la liberté n’existe que s’il y a de l’autorité.

Pas préparés, car nous avons laissé nos forces de sécurité se paupériser.

Pas préparés, car nous avons fait fondre, comme neige au soleil, notre budget de la défense et nos Armées.

Pas préparés, car insidieusement nous avons détricoté le sentiment national.

Pas préparés, car nous avons cru que ce qui se passait dans la télévision ailleurs ne pouvait arriver ici.

L’heure n’est pas à la polémique, il sera assez temps pour cela. Mais l’heure est au réveil, au sursaut. Comme le disait Charles Pasqua, « il faut terroriser les terroristes » ici et partout, mais il faut aussi détruire tous les “nids” potentiels sur le territoire national.

« Il faut oser et non plus tergiverser »

Il faut oser et non plus tergiverser.

Après l’émotion, il faut revenir sur Terre. L’on peut lire un peu partout « il faut faire cela, il faut faire ceci » pour frapper Daech et les terroristes et c’est bien de voir cette envie. Mais entre l’envie et la réalité, il y a un monde.

Le général Desportes l’a dit et redit, nous ne sommes plus en capacité de mener une guerre. Le colonel Michel Goya explique d’ailleurs très bien ce qu’une intervention militaire ‘’réelle’’ coûterait en homme et matériel au sol en Syrie.

Il en est de même sur le territoire national. Si cela rassure, la place du 3e RIMa ou bien du 92e RI (par exemple) n’est pas au Trocadéro ou à la gare de Toulouse, mais sur le terrain à se préparer pour le combat ici ou ailleurs.

Ce sont nos forces de police et de gendarmerie qu’il faut augmenter et redéployer. Ce sont nos cellules de renseignement et de recherches qu’il faut renforcer. La guerre doit se gagner, dans un premier temps, sur notre territoire national.

Enfin, il faut prendre des mesures fortes concernant la justice, mais aussi notre politique migratoire et européenne.

La tâche est ardue, mais il suffit de volonté, une volonté froide qui ne se pollue pas d’émotion.

 

 


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