Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Une certitude : la vérité dérange !

Surtout exprimée par un vilain libéral ! Ma chronique sur les “impôts des fonctionnaires” a incité un syndicaliste des « finances publiques », à adresser un droit de réponse « hors normes ». Passons sur les attaques ad hominem, la reprise de propos hors contexte et hors sujet et les insultes imaginaires pour rester au débat d’idées. Qu’il se sente offusqué lorsque je dis que “taxer c’est voler”, n’en doutons pas. Mais je ne l’accuse pas d’être un voleur. Il ne veut pas voir qu’il est l’instrument d’un système qui ne dit pas son nom. Je ne fais que décrire, avec des propos certes acerbes et ironiques, la fiscalité vécue par nombre de personnes, y inclus des fonctionnaires, ne lui déplaise, subissant insécurité et oppression fiscales et législatives. Dans sa longue missive, il ne contredit à aucun moment l’idée de ma chronique, à savoir que si les fonctionnaires recevaient leur traitement net d’impôt, le budget des finances publiques ne serait pas affecté. Il nous explique que « Le système fiscal est devenu profondément déséquilibré [...] sa complexité et son injustice [...] dont les modalités de calcul sont injustes et archaïques ». On croirait me lire… confirmant l’intérêt du sujet traité : dénoncer l’absurde fiscalité et ici que le fonctionnaire soit payé net d’impôt. Donc…??? Concluez et poursuivons !

 « Dénoncer l’absurde fiscalité »

Un fonctionnaire n’effectue pas un travail salarié, mais une mission. Suggérons à ce syndicaliste de lire la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC) pour comprendre l’approche des Lumières de ce qu’est le bien commun et de son financement. Extrayons l’article 14 sur le « consentement » : “Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.” Un livre est à écrire pour expliquer les dysfonctionnements du système français actuel au regard de cet article. « Consentir librement » n’est pas “contraindre par la force” ! « Contribution publique » n’est pas “imposition” ou “taxation” ! Bien la preuve que l’état français n’est pas un état de droit mais une tondeuse fiscale. La pléthore d’impôts et taxes, cumul mesquin de ponctions arbitraires et coercitives sur le revenu de chacun, n’a rien à voir avec l’unique contribution commune définie par la DDHC… En conclusion, rappelons les propos d’Elena Gorokhova , artiste au temps de l’ex-URSS : « Les règles sont simples : ils nous mentent, nous savons qu’ils nous mentent, ils savent que nous savons qu’ils nous mentent, mais pourtant ils continuent à nous mentir et nous continuons à faire semblant de croire en eux »

 


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