David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

Un ponton sans nom

Philippe David écrivait, la semaine dernière, sur le “naming” en prenant l’exemple du grand Just Fontaine et de “sa” tribune dans l’enceinte du Stadium qui, lui, aura droit à un nom plus “financier”. L’idée m’est donc venue de coupler personnalités et marques afin de faire d’une pierre deux coups, du sponsoring et des célébrités. Eh oui, l’on aurait pu demander à Lacoste de s’associer à Just Fontaine (qui fut un représentant de la marque) pour la tribune “Just-Lacoste”, à Pizza Hut de faire un duo avec Marcico (grand amateur de pizza) pour le “Hunt Marcico Stadium”, au célèbre fabricant de munition Tunet de partager avec Guy Novès (grand amateur de chasse), qui n’a pas peur de perdre son JOB, la place “Novès-Tunet”. J’avais même pensé à Durex pour compléter la rue Bayard, mais bon le chevalier était déjà assez couvert comme ça… Caffareli et Adidas ça faisait provocation pour un gars à la jambe de bois et que dire du couple Bayer-Verdier ou Siemens-Viadieu pour l’ancienne prison Saint Michel. Enfin, reste le plus difficile, la place du Capitole, car il y a tellement de banques…

Changeons de sujet, pour parler un peu de pêche. Activité de loisir pour certains, activité sportive pour d’autre, celle-ci peut s’enorgueillir d’avoir toute l’attention de la mairie de Toulouse. En effet, l’on apprend que la ville a offert à la fédération de pêche un splendide ponton, vestige de l’idée mal ficelée des navettes fluviales, qui servira à la mise en place d’un écorécif permettant d’accueillir truites et autres spécimens aquatiques, sauf les joueurs du TFC qui pourtant sont habitués à prendre l’eau. Mais la mairie ne s’arrête pas là, elle offrira même le service après-vente en faisant un suivi annuel, de la “colonisation” de cet habitat par les poissons. Par contre, les services de la ville ne disent pas si cette colonisation devenant trop importante, il faudrait construire un mur pour l’endiguer ou bien proposer aux “migrants” un relogement sous un autre ponton ou bien de les renvoyer dans les rivières ariégeoises ou commingeoises. Peut-être faudra-t-il même que les services d’Olivier Arsac pensent à des caméras sous-marines pour assurer la sécurité et éviter le braconnage au harpon ? En tout cas, pour la modeste somme de 450.000 euros, il faut espérer que les pêcheurs sauront remercier l’ensemble des contribuables toulousains d’avoir permis à M. Moudenc de leur offrir ce magnifique cadeau. Mais que tout le monde se rassure, à défaut de naviguer sur la Garonne, les Toulousains pourront peut-être se croire à la montagne avec le téléphérique, en espérant que l’on aura pensé à tout et que l’on ne sera pas obligé, dans quelques mois, de faire des dons de pylônes aux chasseurs pour leurs palombières.

Au fait, pas de nom pour le ponton ?


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