Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Travaux publics : le travail forcé !

Sur les routes et chemins de France, la propagande de l’Etat (ou des collectivités locales) s’affiche par les montants engagés à la réalisation de travaux dits « publics ». Les heures d’occupation, pardon, de « travail », prétendument procurées, côtoient les millions d’euros. Et nombreux sont ceux qui pensent que, sans l’Etat, nous n’aurions ni route, ni école, ni train, ni crèche… bref, aucune infrastructure ne pourrait exister ou accessible qu’aux seuls riches.

Notons que c’est le privé qui paye et réalise les dits travaux. Etat, politiciens et fonctionnaires se rémunèrent sur le butin fiscal pour justifier leur propre occupation. L’homme de pouvoir asservit physiquement le citoyen pour réaliser ses lubies au-delà du raisonnable. Pourtant la paix assure à la société humaine le développement du commerce. Les échanges libres donnent de la valeur aux choses. La crise des finances publiques devrait donner à réfléchir : en toute logique, l’Etat n’est pas porteur de création de richesses, il en est même le destructeur. Actons que l’esclavage est passé de privé à public : ce n’est plus à coups de fouets ou de boulets aux pieds que l’humain subi le joug du maitre, mais à coups d’impôts, de taxes et de lois.

Ce sont bien des heures de « travail asservi » qui réalisent, par exemple, un trottoir. La fiscalité confisque arbitrairement une partie de l’argent issu des échanges libres entre personnes physiques et morales privées. Est-ce la justice que d’extorquer des gens honnêtes sans leur consentement ? Comment peut-on laisser les institutions fonctionner en dehors de tout contrat consenti avec chaque citoyen ? Et la nation ne peut servir de prétexte pour légaliser un lien « d’esclave à l’état ». Si nous voyons que le politicien distribue des heures de « travail forcé » par le privilège du pouvoir, nous ne verrons pas les heures de travail que spoliés fiscaux pouvaient engager.

« l’Etat n’est pas porteur de création de richesses, il en est même le destructeur »

Surtout, nous ne voyons pas que le trottoir, une fois réalisé, n’a aucune valeur marchande ou capitalistique : il vaut « zéro » mais a coûté ! Utile à certains qui ne l’ont pas financé ? N’en doutons pas. Mais qu’en retirent ceux qui l’ont financé et ne l’emprunteront jamais, alors qu’ils pouvaient financer autre chose ? Tout collectiviste objectera qu’il est normal que le trottoir, dans les mains « publiques », ne présente aucune valeur. En réalité, nous sommes bien dans un système de travaux forcés !

Car ne perdons pas de vue que si une personne physique ou morale réalise une perte sur un investissement, l’impact négatif sur la société est nul. Chacun est libre de dépenser son argent comme il l’entend. Mais lorsque les politiciens disent investir via la spoliation légale, leurs dépenses sont supportées par tous. En dehors de choisir son « maître » par l’électoralisme, le fonctionnement actuel de la France s’apparente à l’ancien régime : Louis XIV a « construit » Versailles mais combien ont vécu dans la misère pour financer ce bien de prestige inutile au peuple ? Encore aujourd’hui, le citoyen est forcé à payer son cout d’entretien.

De multiples formes d’entreprises peuvent valoriser un patrimoine (associations, fondations, sociétés à statuts divers…). En substituant la contrainte pour la Liberté, c’est-à-dire la fiscalité au profit de contributions, dons ou engagements contractuels volontaires, nous réglerions nos problèmes d’emplois et de sous-capitalisation d’entreprises. Tout en ayant, si besoin est démontré, toujours des constructions de trottoirs ou des visites à Versailles !


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