Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Toulouse Circus  

Nous voici dans l’après remise de trophées et autres récompenses. Le quotidien est de retour. Au revoir strass et paillettes, bonjour tristesse ! Oui, car dès qu’il s’agit de se replonger dans la vie politique, même locale, que de bonheur ! (euphémisme) De la prolongation de la ligne B du métro ou l’état de Toulouse, que d’empoignades médiatico-politiques pour un simple constat : l’argent manque et l’insécurité rend la vi(ll)e moins rose. Pourtant voilà deux ans que la nouvelle majorité est arrivée. Les sieurs, car pour l’argent et la sécurité, à droite (à gauche parfois), point de femme, ont réussi à embaucher des agents de police municipale et acheter des caméras de vidéosurveillance, mais Toulouse ne s’arrête pas au 31000 !

Et pour ce qui est des transports, le projet porté par Jean-Luc Moudenc, jusqu’à sa défaite aux municipales de 2008, est cloué au pilori par un certain Moudenc Jean-Luc. Le retard accumulé en termes d’infrastructures de transport est tel, autour de Toulouse, que certains préfèrent jouer la vie quotidienne de milliers d’habitants du Sud-Est toulousain (second pôle économique local après Airbus) aux dés politiques.

Toulouse, ma ville, notre ville rose mérite mieux que des effets d’annonce

Est-ce bien raisonnable ? Je n’oublie pas comment l’ex-maire de Toulouse avait lui-même ajourné le projet. C’est vrai qu’il était important aussi de désengorger Plaisance-du-Touch et Tournefeuille… au final, ni l’un ni l’autre des projets n’auront vu le jour en 2014.

Tiens, d’ailleurs, Pierre Cohen, le toujours aubryiste socialiste, laisse sa place au hollandais François Rebsamen à la Fédération nationale des élus socialistes et républicains dont il était le président depuis 2012. Se recentre-t-il sur Toulouse en vue de 2020, ou est-ce la chute inexorable d’un ancien édile ?

Bref, Toulouse, ma ville, notre ville rose mérite mieux que des effets d’annonce concernant la sécurité et l’étouffement de ses axes de transports. S’il faut un Pascal Dupraz au Capitole, c’est-à-dire un élu charismatique et non dogmatique ou libre pour les réunions de concertation, alors inscrivons-nous tous dans ce mouvement. Le Toulouse circus mérite un monsieur/madame loyal(e) à la hauteur des enjeux de l’agglomération et prêt à dire la vérité plutôt qu’à prendre les citoyens pour des clowns.

 


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