Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Toulouse : attractivité politique ou répulsion économique ?

À l’instar de l’État, les collectivités locales adorent créer des agences, qui, sous le couvert d’actions pour le développement économique, siphonnent allégrement l’argent du privé pour de bien piètres résultats.

Prenons l’exemple de Toulouse qui vient de regrouper trois entités (Invest in Toulouse, So Toulouse et l’Office de tourisme) en une unique société d’économie mixte désormais nommée Agence d’attractivité. Objectif : vendre la marque “Toulouse” et séduire touristes et investisseurs à venir dépenser leurs sous en terre occitane.

Grâce à l’arrivée du nouveau parc des expositions dont le budget de réalisation s’est élevé à la bagatelle de plus de 300 millions €, l’ambition est de placer Toulouse « parmi les premières villes européennes en matière de congrès ». Et les élus locaux nous expliquent qu’il va falloir le rentabiliser au plus tôt. Au moins, ça ne coute rien de le dire.

« L’étatisme survit par le pillage, le pays libre survit par la production »

Pour ce faire, les 50 employés des anciennes structures sont rassemblés dans cette agence au budget de 5 millions €. Car vous ne pensez tout de même pas qu’ils vont devoir valoriser leur travail ? Ils vivent déjà de vos impôts, pourquoi voulez-vous leur faire prendre des risques ? Côté capital, c’est mixte public-privé avec un privé réduit à la portion congrue. Qui peut s’égarer à jeter l’argent par la fenêtre si ce n’est ce capitalisme de connivence que la démocratie française sait si bien féconder ?

D’ailleurs vous qui suivez la vie politico-économique de la capitale rose, vous situerez sans difficulté le réseau d’influence qui a mis en place les femmes et hommes de ce nouvel avatar, pardon, édifice public local.

Que peut-on espérer ? En dehors de l’aéronautique (pour combien de temps encore ?), d’année en année, l’industrie quitte cette région qui se place dans le tiercé de tête en France pour la pression fiscale. Et la France étant pratiquement champion toutes catégories des pays occidentaux pour les prélèvements obligatoires, je ne vous fais pas de dessin sur l’attractivité toulousaine pour un investisseur, même en ouvrant la boîte à subventions issues de la spoliation du travail des autres. Finalement, plus il est utilisé d’argent public pour s’occuper d’économie et pire est la situation économique.

La philosophe Ayn Rand a résumé la situation : « l’étatisme survit par le pillage, le pays libre survit par la production ». Aucun avenir économique ne se dressera si la politique consiste à faire vivre les uns aux dépens des autres dans la contrainte au lieu d’être dans la libre coopération.


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