Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Téléphonie, taxis : faudrait savoir !

Deux sujets d’actualité (rachat de Bouygues télécom par SFR et taxis contre UberPop) sont révélateurs de l’incohérence de gouvernements voulant « planifier ou réguler » le marché.

Dans le cas de la téléphonie, rappelons que l’année dernière l’inverse était annoncé : le rachat de SFR par Bouygues. L’autorité de la concurrence (comme si la concurrence avait besoin d’une autorité, mais ici en France, nous nous laissons bercer de l’illusion que l‘économie se régule grâce à quelques « pékins moyens triés sur le volet ») n’y voyait alors aucun inconvénient. Et nos chers politiciens ont entonné une lapalissade : moins de concurrence, c’est une augmentation des prix pour les consommateurs ! Pourquoi ne se répètent-ils pas cela dans leurs hémicycles ?

Ainsi pour « réguler ce marché », l’état a obtenu des opérateurs l’achat d’une licence, arrivant de fait à un numerus clausus. Comprenons que la mafia étatique a établi un cartel. Car que signifie « marché » ou « concurrence » lorsque des règles autoritaires évincent des concurrents ? Personne n’évoque l’idée minimale qu’un opérateur étranger prenne la place vacante. Tant pis pour le consommateur, le cartel s’en arrange : Bouygues a refusé l’offre.

« Un arrangement entre coquins sur le dos du citoyen »

Avec les taxis, le cas est similaire : un marché du « transport privé » de personnes faussé par un numerus clausus qui écarte toute velléité concurrentielle assorti d’une licence d’entrée administrée, certes initialement gratuite, mais devenue très spéculative.

Quelle légitimité possède une loi organisant une prétendue régulation alors qu’il s’agit d’un arrangement entre coquins sur le dos du citoyen ? « Légaliser une rente » est la source du mal français : la distribution de privilèges. Totalement illégitime et contraire à l’esprit de la Liberté qui doit fonder la Société. Un prix juste n’est déterminé que parce que la concurrence est libre. La concurrence n’a rien de déloyale… sauf à considérer le citoyen comme un sinistre imbécile incapable de faire un choix rationnel pour lui-même, et les politiciens, des surdoués élus par des imbéciles !

Ainsi les prébendes n’ont pas disparu en 1789 : elles se sont reconstituées avec la religion de l’état-providence. Mieux vaut laisser supposer que la régulation, ça marche et que la concurrence est toujours déloyale : ça fait baisser les prix et le vilain consommateur réalise des économies. Ne laissons surtout pas les pauvres profiter de services au détriment des corporations protégées que la concurrence menace. On ne sait jamais, ça peut donner des idées aux riches de profiter aussi de services moins chers et plus adaptés à leurs besoins. Et comment les caisses de l’état se rempliront-elles si les prix s’effondrent ? Au fait, est-ce bien le but de la Société de remplir les caisses d’un état ?

 

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.