Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Sur les chapeaux de roues  

À chaque jour suffit sa peine… à chaque semaine aussi. Il faut bien avouer on a été gâté. Dès jeudi, les British apprentis sorciers se sont endormis avec une sacrée gueule de bois et ce n’était pas au whisky écossais, ni à la bière irlandaise.

À vouloir se séparer de l’Europe, mais pas trop, mais quand même, David Cameron a poussé son pays dans l’incertitude la plus complète. Malgré les cris de joie des nationalistes, et de leurs perroquets français, le #Brexit va laisser des traces. Comment imaginer des contributeurs importants certes, mais toujours un pied dedans un autre dehors, en autarcie complète. Sinon pourquoi autant de panique chez certains entrepreneurs et même des particuliers ?

Il est prégnant que d’une part la politique, la vraie, est de plus en plus spécialisée et demande nombre de compétences que tout un chacun ne possède pas, et que d’autre part beaucoup de citoyens préfèrent s’alimenter à l’émotion qu’à la réflexion. Les faux patriotes, vrais nationalistes ont ainsi eu un boulevard pour attiser les peurs et axer leur campagne sur de fausses promesses.

Ainsi, tels des gamins, beaucoup de Britanniques se sont rendus compte de la portée de leur geste démocratique après le vote.

« Sans nos “amis” anglais, allons-nous retrouver un rêve européen ? »

L’esprit de construction de l’Europe a prévalu durant la seconde moitié du XXe siècle, jusqu’au fiasco de 2005, et le Traité de Lisbonne deux ans plus tard. La collaboration économique était au sortir de la Seconde Guerre mondiale, face au bloc de l’est, un moyen évident de retisser des liens. Mais à ne pas vouloir prendre en compte le désir des peuples en matière sociale en ce début de millénaire, et passer en douce ce qui a été refusé notamment par les citoyens français, à plus de 55%, le moteur de la construction européenne s’est grippé puis noyé.

Sans nos “amis” anglais, allons-nous retrouver un rêve européen ? Je le souhaite vivement. Mais comme à chaque écueil, le système contourne la réalité des faits présentée, je ne suis pas optimiste quant à l’avenir ! Le système ai-je écrit ? Oui, celui qui permet à des présidentiables eurosceptiques de s’engraisser sur notre dos tout en crachant dans la soupe.

À noter que les islandais, avec moins de cent joueurs professionnels de football sur 350 000 habitants a su mettre au ban de l’Euro son homologue anglaise: décidément les Anglais sont prêts à tout pour sortir de l’Europe !

Autre temps, autre vote, avait lieu ce dimanche un référendum local au sujet du futur de l’aéroport Notre Dame des Landes. Belle participation et une victoire nette du “oui à l’aéroport”: plus de 54 % des voix. Les illégaux zadistes ont beau user nos nerfs et d’arguments fallacieux: depuis 2009, “il nous les brise menu!” comme le déclamait Lino Ventura dans les tontons flingueurs. Sept ans d’illégalité ça suffit! Le Français est râleur et je suis fier d’être Français, pour autant il faut savoir se plier à une décision populaire constatée. Au gouvernement de faire appliquer l’ordre !

Enfin, voilà quelques jours, la culture toulousaine a perdu un des siens: Jean-Jacques Rouch. Élu toulousain depuis mars 2014, cet humaniste, journaliste et écrivain a quitté la ville rose non sans avoir combattu les inepties fiscales de la majorité actuelle: 15% d’augmentation d’impôts locaux et métropolitains, au nez et à la barbe de ses collègues radicaux de gauche de Blagnac, parfois prompts à oublier qu’ils le sont. Des gens comme Jean-Jacques manquent à la politique. #RIP

 

 


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