David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

Sueurs froides sur le tarmac …

 

Un jour il vend sa voiture, puis ensuite il vend son téléviseur, vient ensuite le moment de vendre sa vieille gourmette de baptême. « Il » c’est le joueur qui n’a pas su s’arrêter, c’est l’alcoolique qui ne sait plus où piocher pour payer sa chopine. Aujourd’hui, comme hier Dominique de Villepin avec les autoroutes, le gouvernement Valls s’apprête à vendre l’aéroport de Toulouse pour retrouver quelques liquidités sur le court terme. Il faut être honnête, l’Etat tient juste à céder 49,99% des 60% du capital, le reste restant aux collectivités territoriales et à la Chambre de commerce. Mais que pèseront ces « petits » face à l’actionnaire principal qui, sauf coup de théâtre, devrait être le groupe Lavelin aidé dans cette opération par la société publique chinoise Shandong High Group. Cette vente montre à quel point le gouvernement est aux abois, n’hésitant pas à brader l’un des aéroports de premier plan de l’hexagone, qui plus est aéroport attitré d’Airbus. Outre la perte, à ne pas négliger, de souveraineté que cette vente amène, mais aussi la suspicion non négligeable lorsque l’on connait la guerre économique que livre la Chine, celle-ci apporte son lot de questions à proprement parlé locales. Quid du statut des employés actuels ? Le montant de la vente est-il assez élevé surtout après tous les travaux entrepris ? Quelles relations entre Airbus et les nouveaux propriétaires pour ce qui est de l’utilisation des pistes mais aussi concernant les terrains attenants ? A la vue des restrictions budgétaires de l’Etat vers les collectivités territoriales, celles-ci ne seront-elles pas tentées, elles aussi, de vendre les bijoux de famille et donc de donner une majorité à nos amis chinois ?

“La guerre économique que livre la Chine”

La liste pourrait être encore longue des questions que soulève cette vente. C’est pour toutes ces raisons que le bonapartiste que je suis s’oppose à cette cession qui n’est autre qu’une énième avanie faite à notre pays et qui est de la même logique que celle de libéraliser les services avec le « TISA » qui n’est autre que le retour de l’Accord Général sur le commerce des services, celle de céder notre souveraineté aux institutions européennes et à Washington, celle de signer un traité défavorable pour nos agriculteurs avec le traité transatlantique « TAFTA », celle de vendre l’intégralité de notre patrimoine immobilier, afin de satisfaire l’unique objectif de complaire au monde de la finance et des grandes puissances étrangères. Il est temps de sortir de cette vision de « déclinologues » qui veut enfermer la France dans le carcan du renoncement, de la « petitesse ». Il est temps d’en finir avec cette politique « à la petite semaine » et de raisonner non pas sur les 6 mois ou 1 an à venir mais sur les 15, 20 ans et sur ce que nous voulons réellement pour nos enfants. N’y a-t-il plus de Colbert dans se pays ?

 

 

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.