Philippe David
Philippe
David
L'esprit libre

Soumission…

Le « Hollande bashing » est devenu un véritable sport national. Même s’il faut bien reconnaître qu’entre les promesses et les réalisations, il y a plus qu’un ruisseau voire l’océan pacifique, il y a un domaine dans lequel le succès du locataire de l’Elysée est total : la simplification administrative.

En effet, les Français se plaignent tous de la lourdeur, des incohérences et du délai de réponse des différentes administrations. Les indépendants disent pis que pendre du RSI, les chômeurs n’en peuvent plus de « Pôle emploi » tandis que toutes celles et tous ceux qui doivent faire face aux normes ou règlementations se prennent régulièrement la tête à deux mains pour décrypter le salmigondis du langage technocratique.

Pourtant François Hollande a réussi. Magistralement. Il l’a d’ailleurs montré au monde entier vendredi 3 juillet. En effet, Julian Assange, réfugié depuis maintenant trois ans à l’ambassade d’Equateur à Londres a émis une demande d’asile politique à la France, demande rejetée quelques minutes après par l’Elysée. Si ce n’est pas de l’hyper réactivité de la part de l’administration, qu’est-ce ?

Julian Assange, l’homme de Wikileaks, qui nous a appris, il y a quelques jours, que nos trois derniers présidents de la République étaient espionnés par la NSA.

Julian Assange qui a récidivé quelques jours après en nous apprenant que tous les patrons d’entreprises faisant plus de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires étaient écoutés par la NSA afin d’informer les entreprises américaines concurrentes.

Julian Assange, un bienfaiteur pour la France qui pourtant lui refuse l’asile politique. Heureusement que les socialistes ont les mots « droits de l’homme » et « France, terre d’asile » dès que l’opportunité s’en fait sentir…

Cependant, le motif du refus supersonique de l’Elysée prête à rire puisqu’il dit « qu’Assange fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen ».

Le moins qu’on puisse dire est que le locataire de l’Elysée ne prenait pas les mêmes précautions lorsqu’il était premier secrétaire du PS et qu’il rendait visite en prison à un certain Cesare Battisti, terroriste d’extrême-gauche italien réfugié en France, menacé d’expulsion suite à un mandat d’arrêt européen émis par l’Italie.

Cesare Battisti, condamné à la réclusion à perpétuité pour les meurtres d’Antonio Santoro (gardien de prison), Pierluigi Torregiani (bijoutier dont le fils de 16 ans, victime d’une balle perdue est depuis dans un fauteuil roulant), Lino Sabbadin (boucher) et Andrea Campagna (policier abattu de plusieurs balles au visage pour marquer l’opinion) commis par lui et ses amis du groupe « prolétaires armés pour le communisme ».

Tout comme dans le cas de Marina Petrella, ex-terroriste des « brigades rouges » réfugiée en France, et qui a pu rester suite à l’intervention de Nicolas Sarkozy avec le soutien de François Hollande et du PS qui menaient campagne pour la non-extradition de ces terroristes qui, pourtant, avaient contre eux un mandat d’arrêt européen.

Il y en a au moins un qui désormais ne pourra pas se plaindre de la lourdeur administrative française: Julian Assange…


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