Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Serial débineur

Encore une fois l’actualité n’a pas chômé. Sept jours denses qui sont bien difficiles à résumer en quelques phrases. À la rédaction du billet, je voulais mettre en exergue le nouveau scandale dans le sport. Comme un clin d’œil à Philippe D., je souhaitais mettre en parallèle, après le cyclisme, après le foot, le nouveau scandale de masse dans l’athlétisme et la non-volonté inverse de nos politiques à se doper enfin! Puis les décès conjugués de trois figures du XXe siècle: la survivante d’Auschwitz et “héroïne de la Nation”, Yvette Farnoux, puis celle d’André Glucksman le philosophe toujours indigné par l’injustice et celle d’Helmut Schmidt, l’homme à la cigarette, grand dirigeant de la RFA et européen convaincu, m’ont conduit à plus de sagesse dans cet écrit. “La paix est fragile” et ce ne sont pas les commémorations du 11 novembre qui peuvent nous le faire oublier. Il y a cent ans notre pays était engagé dans la première guerre mondiale. Il y a 70 ans on sortait à peine du second conflit planétaire. Les effets de la crise économique aujourd’hui combinés à ceux de demain dus au réchauffement climatique induisent les retours des forces populistes d’extrême droite et ce assez durablement. Avec son chapelet de sentiment d’insécurité constant dans la décomplexion de la parole xénophobe et raciste. La proximité d’échéances électorales ne freinant en rien les prises de paroles intempestives bien au contraire. Du moment qu’on fait le buzz… la politique avec un grand P on s’assoit dessus!

 « Du moment qu’on fait le buzz… »

Pour se faire élire on (au hasard le FN) préfère parler “d’éradiquer l’invasion bactérienne” plutôt que de proposer de vraies solutions économiques, une compétence forte pourtant de l’échelon régional. Mais ici en #LRMP (traduire Occitanie bientôt) le compagnon de la chef fait encore mieux. Je m’explique: mardi avait lieu salle du Sénéchal, à Toulouse, à 20 heures, un débat organisé par la Jeune Chambre Économique de Toulouse et le journal Objectifnews. À l’occasion de cet échange sur les projets économiques devaient être présents les principaux candidats et candidate. Tous sauf un… Louis Aliot ne s’est pas présenté. Ça devient une manie au FN de refuser l’obstacle. Leur guide déjà face à son père, puis face à la justice avait choisi la débinade. Le compagnon serait-il du même bois? Peut-être était-il en campagne ailleurs? Quelle ne fut pas ma surprise : point de tweet de retweet de ses colistiers sur un événement de son côté mardi soir : lui-même m’ayant bloqué sur le réseau social. La dernière sortie était il y a deux jours sur un sujet qui n’est pas une compétence régalienne de la Région, quoique primordiale: la culture. Mais alors quoi? Se confronter est au-dessus de ses forces? L’économie dans ce cadre de débat n’est pas assez importante à vos yeux pour accepter de venir et ne pas, au final, vous y rendre?

Bref ce fut un débat animé mais toujours courtois où l’on a distingué le caractère de chaque candidat présent. Carole Delga connaît très bien ses dossiers. De même que Gérard Onesta qui attend patiemment les retombées médiatiques de la COP21 pour espérer surfer. Dominique Reynié ne semble plus être le débutant tant vilipendé à ses débuts et son côté pédagogue a été apprécié. Philippe Saurel qui veut casser les codes du système politique traditionnel n’a pas démérité non plus. Seul Damien Lempereur apparut en retrait dans ses propositions.

Bref ils étaient là et le FN qui paraît se complaire dans la serial débinade était absent. Sur le papier cela pourrait paraître rédhibitoire…..mais qui s’intéresse à la profondeur de ces débats? Avec 40% des Français qui souhaitent un gouvernement autoritaire, le FN, même en future Occitanie (estimé à 26-30%), a encore de la marge…Et cela me rend triste!

 


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