Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

« Saal » affaire… de connivence !

La connivence au sein de l’état a beau être dénoncée, ceux qui obtiennent le pouvoir n’ont toujours pas compris que leurs actes “malhonnêtes” désespèrent et exaspèrent un peu plus le peuple. Avec l’affaire des notes de taxi de la PDG de l’INA recasée dans un temps record au ministère de la culture, c’est à se demander si cette « élite non élue » ne s’imagine pas au-dessus des lois et de la morale, retour à l’époque du pouvoir absolu ou divin. La saine réaction d’un état de droit était au minimum de porter plainte et mettre à pied l’indélicat personnage. Mais ici, c’est la république des copains-coquins, ou puisqu’il faut féminiser, des copines-coquines. La parité n’a rien changé : les abus restent des abus. Il est ainsi vrai que les agences « satellites de l’état » bénéficient d’un cadre de pantouflage tellement protégé hors du marché, que tout semble bon à prendre. Outre une rémunération exagérée, on peut s’interroger sur le fait que 40 000 euros de frais de taxi, alors qu’une voiture et un chauffeur sont à disposition, ne puissent choquer cette personne prétendument au service de l’état. Bon, moi je veux bien le croire, mais lorsqu’un haut fonctionnaire est aussi désinvolte avec l’argent issu du butin fiscal sans impunité immédiate, je n’ai plus de doute. C’est la confirmation d’une certitude : tout ce qui est économique doit être du ressort du marché.

« Laissons le marché décider du recrutement »

A commencer par l’audiovisuel en général et l’INA en particulier. J’entends des esprits chagrins me dire que l’histoire de l’audiovisuel est du patrimoine national : il faut que l’état le protège. Et que vu la masse des œuvres produites, cela mérite d’avoir un PDG à 120 000 euros annuels affublés de privilèges. Pas cher, c’est l’état qui paye ! Et bien non. Si les produits audiovisuels sont mauvais, ils doivent disparaitre du marché, aux nostalgiques de trouver les moyens pour les conserver. Et si une (ou des) société(s) privée(s) peu(ven)t développer une activité économique autour de la conservation audiovisuelle et bien tant mieux pour tout le monde. Plutôt que d’avoir un organisme étatique qui est et sera toujours à la charge des contribuables, alors qu’une très grande majorité de ces derniers n’ont que faire du service. Aussi comprenons que l’asservissement administratif qui consiste à être contraint de payer des services futiles est une source progressive d’appauvrissement. Laissons le marché décider du recrutement et de la juste rémunération d’un PDG. Pourquoi placer un haut fonctionnaire ? Nous voyons que celui qui possède un tel statut est loin d’être désintéressé : le service du pays n’est pas sa préoccupation première. Le marché, où ce sont les clients qui décident, s’avère moins arbitraire que la connivence du pouvoir.

 


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