Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

Ryan Gosling, ce pur talent devenu cinéaste

Il y a peu, je vous parlais de deux films américains, Divergente 2 et Hacker, films très populaires et très rentables, des blockbusters…Mais le cinéma américain ce n’est pas seulement cela, c’est aussi toute la production indépendante qui engendre  chaque année quelques réussites incontestables… Lost River fait partie de ces films, sorte de pépite exhumée dans une production pléthorique… Ryan Gosling est le réalisateur de ce film, loin de son image de star hollywoodienne…  Car, jusqu’à aujourd’hui, Ryan Gosling n’était connu que pour ses rôles d’acteur… On l’a vu dans Drive, son interprétation la plus marquante, mais aussi dans “The Place Beyond The Pines”, “Only god Forgives” ou “Gangster Squad”… des films souvent exigeants, souvent indépendants au sens américain du terme… Aujourd’hui, il passe derrière la caméra et nous propose ce film, “Lost River” qui est un peu un OFNI, un “Objet Filmique Non Identifié” !! En effet, même si on est séduit par la réussite formelle de la mise en scène on reste troublé par le scénario et l’ambiance du film. La référence qui vient immédiatement à l’esprit c’est David Lynch, comme lui, un sens évident du cadrage, des ambiances morbides, des plans hallucinants et un scénario obscur !!! Il faut rajouter un esthétisme toujours présent même si parfois, il devient “esthétisant”, trop d’esthétique tuant l’esthétique. Mais quelques images resteront tout de même gravées dans notre esprit, les lampadaires immergés s’allumant au-dessus du lac par exemple… Et tout cela fait-il un film ? Oui, trois fois oui ! Alors, bien évidemment, pas un film ordinaire, mais un film dopé aux amphétamines qui explose totalement dans les dix dernières minutes, laissant le spectateur pantois devant tant de brio !

 « L’esprit c’est David Lynch »

Ah oui, il y a un scénario et une histoire, mais cela a si peu d’importance ! Un scénario ancré dans un futur indéterminé où une sorte d’apocalypse (pas forcément une guerre; pas forcément un drame écologique, plus probablement une apocalypse économique…) s’est abattue sur le monde… La ville de Detroit servant à merveille de décor grâce à ses ruines et ses maisons abandonnées… Et dans cette ville, une mère de famille tente de survivre avec ses deux enfants, elle affrontera ses pires cauchemars pour y arriver… Son fils, le “héros” du film trouvera un chemin secret pour une cité engloutie afin de lever la malédiction qui s’est abattue sur la cité…

Un premier film prometteur et passionnant, mais il faut se dépêcher pour le voir…car il est très mal distribué !!

 

 

 

 

 


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