Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Re(ma)niement que politique?

Mon Dieu que j’ai ri ! Oui, c’est une entrée en matière des plus cocasses pour un radical de gauche. Cependant, ce fut ma réaction principale à l’énoncé du dernier remaniement ministériel. À dix-huit mois des élections présidentielles, les nouveaux entrants et leur nombre deviennent source de plaisanteries. Jean-Michel Baylet entrant en lieu et place de Sylvia Pinel qui avait prévenu de son retrait est bien l’un des seuls actes du remaniement bien logique. Cela donne du grain à moudre aux journalistes, grand bien leur fasse, et cela leur évite bien d’enquêter sur des sujets plus casse-tête… ou de rappeler que l’un des prétendants à l’Élysée à droite, car il fait la course en tête, est un repris de justesse, à l’exil québécois bien court…

Bref, les Placé, Cosse ou Pompili font glousser. Après leurs paroles ou tweets assassins, l’attrait d’un portefeuille fut-il maigre l’a emporté : les champions de la cause solidaire ont craqué pour l’aventure solitaire. Mamère qui a depuis longtemps troqué son peignoir et son 45 tours pour le costume de vieux sage de l’écologie ne jure désormais que par celui qui, d’après lui, « n’aimait pas les coups » en 2011: Nicolas Hulot.

L’écologie politique des Verts est bien déliquescente…

L’information ne serait devenue que produit de consommation !

Quelle période de doute politique d’ailleurs. De son côté, le FN se demande comment reculer sur la sortie de l’Euro. Un séminaire, pour des ex-cathos tradis c’est amusant, et pfff… rien. Même au FN, les courants, ça existe, ça promet. À droite, les primaires le deviennent vraiment : que de nègres exploités pour des produits de librairies et de bières englouties pour faire djeuns ! À gauche, le slogan “politiques de tout le pays, unissez-vous” ne prend pas. Point de primaires en vue sauf pour certains : de Thomas Piketti à Marie-Noëlle Lienemann. Jean-Luc Mélenchon quant à lui s’est déjà déclaré au cas où on l’oublierait…

On parle toujours des politiques et quid du relai principal vers le public ? Les biens nommés médias. Le plus fantasque est la distorsion entre les facéties buzzocompatibles des têtes de gondoles politiques et le réel travail des élus locaux. Ainsi, lorsque le Conseil départemental demande le retrait du péage le plus cher de la Haute-Garonne, à l’Union, juste un entrefilet… Lorsque le budget culture de Toulouse fond, juste un entrefilet. Pourtant, là se jouent des valeurs symboliques et bien réelles de la vie des citoyens !

Remarquez, à partir du moment où l’annonce de la mauvaise répartition des richesses dans le monde (soixante-deux personnes milliardaires possèdent autant que la moitié des habitants de la planète) est moins commentée que la vidéo de Serge Aurier, l’ancien Toulousain du PSG qui pète verbalement plus haut que son séant… ou que les derniers choix du jury de “the Voice”… Voilà le niveau de l’information actuelle… L’éternel “panem e circencem”… Quoi ? L’information ne serait devenue que produit de consommation ! Remarquez certains magnats de l’information font ou veulent faire partie des soixante-deux… CQFD.

Vive la presse libre d’opinions !

 

 

 


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