Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Recueillement, polémiques et perspectives

Un an après… et quelques semaines après novembre, nous n’en finissons plus des commémorations. À peine sortis de l’émotion du 13 novembre que nous nous souvenons des déjà terribles attentats de janvier dernier. Que de plaques et autres cérémonies ! Entre faute d’orthographe et faute de goût. Inadmissible ‘’y’’ à la place du ‘’I’’ au nom de Wolinski. Inadmissible de demander à un exilé fiscal, fût-il touché, ému, de chanter. La si appréciée cellule communication de l’Élysée est en pleine déroute depuis le documentaire sur le président de la République diffusé durant le dernier trimestre de 2015 à la télévision. Le b.a.-ba de la gestion d’événementiel fut foulé aux pieds durant ces moments durs et difficiles. Hormis ces bourdes vertigineuses de bêtise à ce niveau, il est à noter que notre président ressemble de plus en plus à son homologue allemand, inaugurant des chrysanthèmes. C’est l’actualité du moment et la concordance avec le vingtième anniversaire de la mort de François Mitterrand, premier président de gauche de la cinquième République qui donne cette vilaine impression.

« Le débat sur la déchéance de nationalité me rappelle furieusement, sur la forme, le mariage pour tous »

Pour patienter, on nous sert pourtant du débat d’idées à tous les repas : la politique gouvernementale n’est pas au point mort soi-disant. Pour autant, le débat sur la déchéance de nationalité me rappelle furieusement, sur la forme, le mariage pour tous ou comment occuper l’espace politico-médiatique avec un sujet très important, mais qui occulte bien d’autres sujets du quotidien et permet de parler de valeurs sans agir en conséquence. Et ce n’est pas la mise à pied, par François Hollande, de deux ans dont six mois fermes d’Agnès Saal, ex-patronne de l’INA, aux frais de taxis salés, qui vont redorer le blason de la fonction présidentielle (et ce malgré un comité de soutien de 98 individus pour la soutenir et lui trouver un rôle de “bouc émissaire”… L’hallucination !)

Alors, dans ces conditions, pas étonnant que des primaires soient demandées à gauche. L’automatique candidature du président sortant à l’élection présidentielle suivante a-t-elle vécu? La gauche serait sotte de s’affranchir de la vox populi d’une part et de ce qui a bâti son succès en 2012, à savoir les primaires populaires et réussies d’autre part au sortir de l’affaire du Sofitel et DSK.

La droite s’y prépare, elle. La seule (possible) inversion de la courbe du chômage ne vaudra jamais l’exercice démocratique des primaires.

Pour conclure, j’avoue, j’ai peur. Entre risques terroristes, montée continue de l’extrême droite, apathie de la gauche et appétit de la droite, 2016 va se révéler une année charnière politiquement. Feindre de ne pas s’en apercevoir est inconscient. Et nous ne sommes qu’en janvier…

 

 


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