Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

Quincaille culture a testé : L’épopée de la dynastie Virebent

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’une découverte passionnante, le livre de Nelly Desseaus-They qui s’intitule ‘’La dynastie Virebent – Une histoire de terre – Les maîtres-bâtisseurs toulousains’’. Le livre raconte l’histoire de cette dynastie Virebent, famille d’architectes, d’urbanistes et d’industriels toulousains qui ont modelé le visage de la ville de Toulouse pour la transformer telle qu’elle nous apparaît de nos jours. Ils ont, au-delà de leurs métiers respectifs, transformé l’aspect de celle-ci comme le fit Haussman pour la ville de Paris.

Le livre nous décrit la vie de Jacques-Pascal Virebent qui fut ingénieur-architecte de la ville de Toulouse de 1782 à 1830. C’est lui qui a dessiné les plans de la place du Capitole et ceux de la Place Wilson. C’est aussi lui qui a codifié la largeur des rues de Toulouse. Ses fils, Auguste et Gaston, perpétueront la dynastie. Auguste en créant une briqueterie, Gaston en devenant céramiste. On peut admirer son travail en se rendant à l’église de la Dalbade, car c’est lui qui en a dessiné le tympan.

« A la rechercher des trésors des Virebent »

Les titres de chapitres nous invitent à entrer dans cette histoire riche et peu connue, par exemple : Les conditions d’une réussite, La manufacture, Bâtir les alignements, Sculpter les bâtiments publics, Les châteaux du plaisir et de l’industrie, Le dernier château ou encore Le déclin.

Tout le livre est magnifiquement illustré ; l’iconographie est riche et particulièrement bien choisie, elle nous permet d’admirer les œuvres les plus célèbres des Virebent.

Il est particulièrement intéressant de lire ce livre comme si l’on devenait un touriste dans sa propre ville. En effet, on a l’habitude de lire des guides sur des villes que l’on va visiter, en France ou à l’étranger. On est toujours saisi par la beauté des monuments et le génie des architectes (Gaudi à Barcelone ou Lloyd Wright à Chicago). Ici, ce livre permet d’avoir un regard neuf sur notre ville, Toulouse, et donne envie de s’y promener, le nez en l’air, à la rechercher des trésors des Virebent.

Ce livre donne, en creux, une image assez triste et désespérante de la construction et de l’urbanisation de ces dernières décennies à Toulouse. En regardant les réalisations de cette dynastie, qui ont défié le temps et qui sont toujours des témoins du génie de cette époque, on se demande ce que deviendront les bâtiments construits à la chaîne aujourd’hui par des promoteurs uniquement intéressés par la soif du profit…

 

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