Rémi Vincent
Rémi
Vincent
Militant du Front de Gauche - élu de Colomiers

Que reprochent-ils à Chavez ?

Après la mort d’Hugo Chavez, les médiacrates et autres bobos écolos et petits bourgeois socialistes se sont réjouis de la chute d’un dictateur, d’un tyran, d’une brute.

Outre les questions internationales sur lesquelles nous nous sommes, au Parti de gauche, dès le début prononcés différemment (concernant le rapport à l’Iran notamment), nous affirmons que le mandat d’Hugo Chavez est un bilan socialiste dont nous devrions nous inspirer.

Bien sûr, l’écologie n’était pas au centre de la révolution bolivarienne, c’est un autre point sur lequel nous sommes différents, en tant qu’ « écosocialistes. » Mais qui a dit que nous reprenions tout ce qui a été fait ? Il n’a jamais été question de transposer le modèle vénézuélien à la France !

 

Alors, que reprochent-ils à Chavez ? D’avoir fait reculer la pauvreté au Venezuela ?

Le taux de pauvreté a été diminué de moitié, de 54 % des ménages (2003) à 26 % (2008). La pauvreté extrême a diminué de 72 %.
L’accès à la nourriture a été amélioré de manière significative. La consommation calorique moyenne est passée de 91 % des apports recommandés (1998) à 106 % (2007). Les décès liés à la malnutrition ont chuté de 50 % (de 4,9 à 3,2 décès par 100 000 habitants) entre 1998 et 2006, notamment grâce au Programme Alimentaire Scolaire (petit-déjeuner, déjeuner et collation gratuits dans les écoles publiques) et au réseau Mercal de nourriture subventionnée.
Les inégalités, mesurées par l’indice de Gini, ont diminué de 48,1 en 2003 à 40,99 fin 2008 (l’égalité maximale étant représentée par un score de 0).

Les allocations sociales, notamment vieillesse et handicap, ont plus que doublé leur couverture, passant de 1,7 million (1998) à 4,4 millions de bénéficiaires (2008).
D’avoir mis à la portée du plus grand nombre l’accès aux soins ?

ñ  6700 dispensaires ont été construits entre 2005 et 2012

ñ  635 centres de diagnostic intégral

ñ  550 salles de réhabilitation intégrale

ñ  600 centres odontologiques

 

De promouvoir l’éducation pour tous ?

Dès 2005 l’UNESCO déclarait le Venezuela « territoire libre d’analphabétisme » et le plaçait comme 5° pays au monde en termes de taux d’inscription universitaire, et 2e d’Amérique Latine, derrière Cuba.
De respecter la liberté d’expression ?

Il y a 32 chaînes privées pour 6 publiques. Leur part d’audience approche les 95%, les chaînes publiques 5%.

 

Il y a eu la création de près de 400 médias « alternatifs » gérés directement par des associations citoyennes, car l’article 98 de la nouvelle constitution qui a instauré la 5° République dispose que : « le droit à la communication est l’un des outils fondamentaux de la participation citoyenne. »

De faire vivre la démocratie ?

Depuis la présidentielle de 1998, il y a eu 13 élections majeures, une seule a été perdue par Chavez.

 

En 2011, la Foundation For Democratic Advancement (Canada) classe le Venezuela en tête des pays qui respectent la justice électorale.

 

La fondation états-unienne Jimmy Carter a jugé la démocratie vénézuélienne comme étant un exemple du point de vue de l’organisation des élections et de leur liberté.

 

En 1998, 70% des Vénézuéliens ne possédaient pas de documents d’identité, dont 90% étaient issus des classes populaires. En 2003, la Mission Identitad délivrera plus de 8 millions de cartes d’identité.

 

Les Vénézuéliens ont la possibilité de révoquer leur Président à mi-mandat par le biais du référendum révocatoire. Dans la constitution du « dictateur Chavez », il est précisé « qu’un élu peut-être révoqué de sa charge si, passée la moitié de la période pour laquelle il a été élu, 20% des électeurs parviennent à réunir des signatures demandant un référendum qui décidera de son départ. »

 

Par ce biais, l’opposition anti-chaviste en 2004 a pu lancer le référendum suivant : « le président doit-il être révoqué de son mandat ? » Le « non » a gagné à 59,1% des voix.

 

 

Alors, outre la droite qui frémit à l’odeur d’un peuple émancipé et d’une propriété capitaliste contestée, que reprochent-ils tous de fondamental à Chavez ?

 

Rémi Vincent


UN COMMENTAIRE SUR Que reprochent-ils à Chavez ?

  1. Yul dit :

    une série de mensonges que je ne me fatiguerai pas à démonter point par point tellement c’est éloigné de la vérité sur Chavez, son pays et son système. Il suffit de se renseigner un peu, l’information est plus que publique, notamment en amérique latine.

    je me contenterai d’une petite vidéo en espagnol:
    https://www.facebook.com/photo.php?v=10200704868004900

    je note que lorsque l’on est de gauche, on traite facilement un président français de droite de nouvel Hitler, par contre on voue une admiration sans bornes à un galonné populiste qui a détourné tout ce qu’il a pu de la manne pétrolière et favorisé l’enrichissiment immodéré d’une classe d’arrivistes sans scrupules qui lui devait tout. Sans compter la vassalisation des plus démunis, qui pour toucher des aides, à l’échelle de quartiers entiers, votaient comme il était demandé. Bref, dictature d’un militaire et clientélisme. Mais de gauche, alors ce n’est pas pareil, hein. Quand ses valeurs morales sont soumises à son engagement partisan, on peut dire que ces valeurs sont plus que malléables, autant au moins que le discours s’avère quant à lui rigide et on ne peut plus éloigné de la réalité. Voilà ce que c’est que la bien-pensance gauchiste: des grandes phrases pour en vérité soutenir des crapules autoritaires et leurs régimes corrompus.

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