Stéphane Baumont
Stéphane
Baumont
Le Politique Show

Que d’interrogations !

Et soudain, la nouvelle terrible de l’accident de Puisseguin le 23 octobre en Gironde. Immédiatement, le nombre de morts est successivement donné sur les chaînes de télévision continues (38, 40, 42, 43) avec les premières explications sur les causes de l’accident. L’émotion et la compassion sont nationales; pour le Premier ministre, « La France est en deuil », pour les habitants qui ne participaient pas à ce voyage du club de 3e âge de Petit-Palais, « c’est notre patrimoine qui est parti». Désormais, un long processus d’enquête va commencer avec la difficile identification des victimes. L’embrasement des deux véhicules reste le point le plus inexplicable. L’état de la route sera aussi regardé de près. Dans cette attente de réponses, le pays reste sonné.

Le reste de l’actualité connaît plusieurs séquences, politiques, institutionnelles, économiques et sociales. Régionales d’abord. Elles approchent et la campagne électorale s’emballe : refus de Marine Le Pen de participer à l’émission de France 2, annulant du coup « Des paroles et des actes » ; contestation de l’inscription électorale de Dominique Reynié, tête de liste en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon ; soutien de personnalités de gauche à Christian Estrosi sur la côte d’Azur face à Marion Maréchal-Le Pen. Le dilemme du PS est posé à travers les différents scénarios possibles : faut-il faire barrage au FN à l’issue du premier tour des élections régionales; réponse aux trois scénarios sur lesquels le PS continue de s’interroger.

« Faut-il faire barrage au FN à l’issue du premier tour ? »

Premier scénario : maintenir la liste au risque de favoriser le FN; deuxième scénario : retirer la liste et renoncer au Conseil régional pour six ans; troisième scénario : fusionner avec les Républicains. Le climat du moment recrée peut-être les conditions d’un très hypothétique « front républicain » : il ne semble pas pour le moment en ordre de marche. C’est dans ce contexte que s’inscrivent les séquences institutionnelles, économiques et sociales : avec le Professeur Levade d’abord, soulignant « qu’il faut arrêter de jouer aux apprentis sorciers en changeant sans cesse la règle du jeu » ; avec le Professeur Dominique Rousseau, reconnaître le Conseil constitutionnel comme une véritable juridiction constitutionnelle ; avec le Premier ministre, mieux comprendre sa « ligne social-réformiste » et constater qu’il fait le mea culpa du gouvernement sur la fiscalité ; enfin avec Daniel Cohen « vivre bien une nouvelle » révolution industrielle liée à la technologie mais ne produisant pas de croissance, « qui, si elle devait disparaître», serait « pour le fonctionnement de notre société comme une deuxième mort de Dieu ». Avec des conséquences politiques et sociales que seule l’Histoire nous enseigne.

 

 


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