David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

Quand Diafoirus gouvernait la France…

 

Il était un temps où Molière nous contait l’histoire de monsieur Diafoirus, docteur ignare mais imbu de sa personne et de sa caste, défendant ses privilèges et des remèdes cent fois utilisés bien que totalement inefficaces. Cela se passait il y a quatre siècles, mais il est évident de constater une similitude évidente avec d’autres docteurs des temps modernes, en politique ceux-là. La notion de “République” a, de nos jours, une signification, une application qui sont bien loin de la “res-publica” romaine. Nos politiques, nouveaux docteurs Diafoirus du XXIème siècle ( les mêmes que ceux des trois dernières décennies du XXème pour la majorité ), drapés dans leur constante indécision et leur manque chronique de fermeté et de positions claires, dans leurs privilèges et leurs fastes qui ont pu faire dire aux démocraties étrangères que la France était une monarchie républicaine, défenseurs d’une caste, d’un système de pensée, de méthodes de gouvernement éculés et bien loin de la réalité, n’ont malheureusement pour eux aucun résultat encourageant, aucune réponse adaptée, efficace et convaincante aux problèmes actuels de notre société. Que dire des débats qui consistent à critiquer par avance, toute proposition “adverse”, où le citoyen assiste éberlué à des joutes verbales affligeantes, à des règlements de compte au sein du même parti, à la montée de clans dont les chefs se battent à coup d’attaques personnelles, de vengeances électorales ou de promesses de postes et de profits futurs, où l’intérêt personnel prime sur tout débat de fond ? Comment ne pas être révolté devant tant d’étalage de bassesses et d’incompétences pitoyables, devant des trains de vie, des privilèges et des passe-droits aberrant, devant la montée des mises en examen de responsables de tous bords, alors que la misère et l’injustice la plus totale gagnent, rongent les fondements de notre société ? Ils ne sont pas coupables de faiblesse devant les problèmes actuels, mais bien de médiocrité. C’est la validation de la médiocratie, de la république des compromis où, par peur de mécontenter l’opinion, par peur des sacro-saints sondages, par manque de fermeté dans les positions, les maux et les crises s’aggravent. C’est la république de la facilité aussi, où l’on met tour à tour sur le dos de la crise, des évolutions de la société, des techniques ou même de la fatalité tous les échecs à combattre les maux de la nation.

 

 

 

 


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