Nicolas Lafforgue
Nicolas
Lafforgue
Ma semaine précaire

« Pour ne rien cacher c’est de l’UMP dont je parle ici »

Une actualité en chasse une autre. Les insultes racistes passent en page 2 pour offrir la couv’ au tireur fou. Le tireur fou n’aura pas eu de chance, il devra vite passer en rubrique faits divers à cause des bleus qui ont eu la bonne idée de jouer au foot. Pour une fois. Il parait même que grâce aux Bleus, le FN perd la moitié de ses intentions de vote. Les Français sont effrayants. Pendant ce temps, on ne parle pas, ou peu, des municipales et c’est tant mieux. Ils n’ont pas de programme, pas d’idées, pas d’ambition. Ici à Toulouse on ressort le « sentiment d’insécurité ». Si on trouve que le « sentiment d’insécurité » ne veut pas dire grand-chose alors on est catalogué gauchiste. Renvoyé du côté des coupables quand les gens bien se disputent les victimes. Je pense que lorsque l’on commence à parler de « sentiment d’insécurité », c’est que l’on n’a pas grand-chose à raconter. Quand on commence à jouer avec la peur, c’est que son programme est vide, ou ne prend pas. Pour ne rien cacher, c’est de l’UMP dont je parle ici, mais soyez tranquilles, de l’autre côté, le PS n’a pas plus d’idées. Au moins n’agitent-ils pas ce chiffon dégueulasse qui fait le jeu des sinistres. Et les sinistres ne trouveront pas toujours d’inattendus bleus sur leurs routes.

Nicolas Lafforgue (chanteur du groupe « Bruit qui court »)

Découvrez son blog : petitjournaldunmecdegauche.over-blog.com

 


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