Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Podemos oui, mais pas en France

L’actualité de la semaine est toujours dominée par la politique. Et quand bien même en France il n’y a pas scrutin que nos voisins européens se chargent d’abonder les nouvelles. Je me réjouis particulièrement du résultat du référendum chez nos amis irlandais. La jeunesse et l’engouement citoyen est venu à bout du dogmatisme religieux sur le mariage gay. J’ai eu une pensée émue pour miss Boutin qui a du tomber à nouveau dans les pommes à l’énoncé des résultats. Déjà que la très catholique Espagne avait abdiqué à faire valoir le dogme religieux sur ce point…. A propos de nos proches voisins ibères, ces derniers jours étaient emprunts d’élections locales et régionales partielles sur l’ensemble du pays. Les partis traditionnels ont vu leurs positions historiques battues en brèche. Cuidadanos et Podemos ont capté un électorat non négligeable mettant pour le moment le bipartisme espagnol hors-jeu. Ce qui me plaît ici est de voir des forces pas seulement populistes trouver leur place. En France les dinosaures et autres godilleurs de la vie politique s’étonnent de ne pas capter les citoyens de la même façon. Il faut dire que Jean-Luc Mélenchon est d’une nouveauté… Et Emmanuelle Cosse d’EELV qui préconise pour 2017 le retour de l’idole des jeunes de…1968. Sans parler de Cécile Duflot très à l’écoute de Dutronc… mais à la fin” elle craque (la veste) de tous côtés”.

 « Cécile Duflot très à l’écoute de Dutronc »

Bref la France ne connaît pas de réelle passion pour une nouvelle force politique car justement la politique en Espagne ne rime pas (pour le moment) avec écurie présidentielle et répartition du pouvoir. Même le soi-disant parti anti système: le FN est sur ce logiciel consanguin, familial veuillez m’excuser, de répartition du pouvoir. Alors en ces temps troubles, la “panthéonisation” de quatre Grand(e)s de la vie française politique avec un grand P me ravit. Si seulement les médias pouvaient ne pas réduire ces moments à de simples happening de communication politique… La petite politique aura bientôt fait de reprendre ses droits. Les régionales approchent avec leurs lots d’effets d’annonces plutôt que d’idées. Tiens à ce sujet le radicalisme de gauche va-t-il réussir à ravir la tête de liste de la grande région Midi Pyrénées Languedoc Roussillon au PS? Pourquoi ne pas lancer sa propre liste? Plus que du calcul je voudrais connaître l’ambition, la vision et les valeurs de chacune des deux forces politiques à faire valoir pour la nouvelle entité régionale. Comme j’en discutais avec des salariés et cadres espagnols à propos de leurs élections, “les idéologies sont décimées ” m’expliquaient-ils, “seules restent les valeurs”. D’où pour eux le succès des nouvelles forces. Ah oui les valeurs ….Pas les paroles, les valeurs républicaines… Par ces temps il est nécessaire qu’elles soient refuges !

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.