Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Pire que les accidents de la route !

Les statistiques mensuelles sur les accidents de la route sont la justification à toutes les folies gouvernementales. L’unique objectif : assurer des rentrées d’argent dans les caisses de l’état. Pour ce faire, la solution pratique reste l’abaissement de la limite de vitesse des véhicules légers, véhicules qui ne représentent que la moitié de la mortalité observée. Facile de s’attaquer à l’honnête conducteur en le considérant comme un criminel et une vache à lait. Or en regardant de près le détail des statistiques routières, l’assoupissement et la négligence sont les vraies causes des accidents.

Ainsi les statistiques sont manipulées par les gouvernants selon ce qui les arrangent. Car s’il existe un scandale en matière de mortalité en France, c’est dans un domaine où l’intervention publique est, on ne peut plus coupable : les infections nosocomiales à l’hôpital. Mais là bizarrement les statistiques sont quasi-inexistantes. Un rapide tour sur le site internet du ministère de la santé cite des chiffres vieux de 5 à 10 ans ! Aucun suivi, ne serait-ce qu’annuel. Des chiffres controversés où d’autres sources annoncent entre 9 000 et 25 000 morts sur 450 000 cas. Ce dernier chiffre est à rapprocher des 70 000 blessés de la route. Pour un pays qui se vante d’être au top de la santé, cela fait désordre.

« Responsabiliser les hôpitaux en s’affranchissant de la tutelle politique »

Les maladies nosocomiales trouvent leur origine dans la négligence sanitaire. Le coût en drames humains pourrait être réduit par le respect de simples protocoles d’hygiène et de soins. Ces infections ont aussi un coût financier que nos sénateurs seraient bien inspirés de calculer au lieu d’évaluer d’hypothétiques coûts de pollution.

Si les mesures routières sont motivées pour réduire la mortalité, pourquoi des mesures drastiques n’existent pas pour les hôpitaux ? Il y a moins de malades dans les hôpitaux que d’automobilistes sur les routes. Il serait temps de responsabiliser les hôpitaux en s’affranchissant de la tutelle politique. La SS se réduirait-elle à être un tiroir-caisse ? Un suivi statistique digne de ce nom peut fournir en toute transparence les lieux où il ne fait pas bon se faire soigner. Enfin l’indemnisation des victimes des infections nosocomiales doit devenir une priorité afin qu’il soit bien moins cher pour tout hôpital de mettre les moyens sur l’hygiène que de laisser le scandale sanitaire d’état perdurer.

Les vrais criminels ne se trouvent pas sur la route, mais au ministère de la santé. Car est-ce bien limiter la mortalité qui est la priorité ?

 


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