Philippe David
Philippe
David
L'esprit libre

Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !

Les championnats du monde d’athlétisme se sont terminés le week-end dernier à Pékin et, le moins qu’on puisse dire, est que les athlètes français n’ont pas brillé. En effet, c’est avec seulement deux médailles de bronze que les tricolores sont rentrés de l’empire du milieu : Alexandra Tavernier au lancer du marteau et Renaud Lavillenie à la perche ; la France terminant 31e au tableau des médailles.

On reste par contre dubitatif lorsqu’on regarde certains évènements ayant eu lieu dans ces championnats du monde, l’athlétisme étant censé être un sport plus blanc que blanc si on écoute les commentateurs du service public. Ainsi, pour la finale du 100 mètres hommes, sur les neuf athlètes présents, quatre avaient déjà été suspendus pour des contrôles anti-dopage positifs : les Américains Tyson Gay, Mike Rodgers et Justin Gatlin et le Jamaïcain Asafa Powell. Mieux Justin Gatlin, qui avait été suspendu 8 ans vu la gravité de son contrôle positif avant que sa peine soit réduite de moitié pour avoir coopéré avec les autorités, a battu son record à 33 ans, quelques semaines avant les championnats du monde lors d’un meeting à Doha avec un temps de 9s74. Son record personnel datait de 2006, année où il fût contrôlé positif, avec un temps de 9s77. Il est extraordinaire de constater qu’un athlète non dopé avec neuf ans de plus au compteur court plus vite que le même athlète dopé avec 9 ans de moins !

 « Sur neuf athlètes, quatre avaient déjà été suspendus pour dopage »

Chez les dames, ce n’était guère mieux. Sur les huit finalistes, trois avaient déjà été contrôlées positives : Les Jamaïcaines Shelly-Ann Fraser-Pryce, qui a remporté l’or, Veronica Campbell et la Trinidadienne Kelly-Ann Baptiste. La seconde de l’épreuve, la Néerlandaise Dafne Schippers, a d’ailleurs écrasé le 200 mètres en 21s63, battant le record d’Europe des « Wundermädchen » de l’ex-RDA Heike Dreschler et Marita Koch qui bien que dopées à mort culminaient à 21s71… Sa performance sur 200 mètres est d’ailleurs purement phénoménale puisqu’elle est la quatrième de l’histoire, les trois précédentes ayant été réalisées par Florence Griffith-Joyner, morte à 38 ans, la troisième appartenant à Marion Jones qui passa quelques temps en prison pour parjure dans la célèbre affaire de dopage « Balco ».

Si on fait abstraction des soupçons de dopage organisé chez les Kenyans et les Russes, étouffés par la fédération internationale, ou des doutes qu’on peut légitimement avoir en voyant un pays peuplé comme feu la région Languedoc-Roussillon, la Jamaïque, dominer le sprint mondial on se dit que les championnats du monde nous ont offert des performances stupéfiantes.

 

 

 

 

 

 


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