Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Petite psychothérapie économique

On peut la regarder sous tous les angles, la fiscalité n’est absolument pas une fatalité. Osons même affirmer que plus une société est évoluée, plus légère devient sa fiscalité. La société humaine la plus évoluée, composée de citoyens libérés de peurs infondées, n’aura plus de fiscalité. Constatons que depuis des siècles, la peur est source des conflits. L’Antéchrist, la fin du monde, l’enfer, l’étranger qui vient égorger nos fils et nos compagnes. Chacun est alors prêt à renoncer à une part de liberté pour se jeter dans les bras du premier tyran venu qui promet de nous sauver. La peur est ainsi très mauvaise conseillère. Mais se traite par de nombreuses séances de psychothérapie. Lorsque la peur est collective et qu’elle pousse à chercher la réponse dans un bulletin de vote, d’autres peurs naissent de la réponse. Car faire confiance aux politiciens, c’est faire sa psychothérapie auprès de psychopathes. Quelle est leur seule réponse aux maux de la société ? L’obsession fiscale. Une nouvelle peur ? Hop, une nouvelle taxe pour la calmer. Comme la saignée de l’époque royale. Le peuple leur ayant cédé le pouvoir, peu leur importe s’il peut payer, puisqu’il s’est soumis à leurs caprices. Ils ponctionnent.

« L’irrationalité de vos peurs »

Or toute nouvelle taxe ou hausse d’un impôt existant réduit le marché libre et donc le champ des richesses. La croissance de la fiscalité rend le peuple plus dépendant, pour ne pas dire esclave, à l’État. Que vous soyez smicard ou « riche », les prélèvements obligatoires représentent 50%, voire 65% de ce que votre entreprise vous rémunère. Cette ponction accroît la peur du lendemain. Et à tout problème qui surgit, la population demande : mais que fait l’État ? Et le vol fiscal continue davantage. Cette manipulation politique entraîne une forme de syndrome de Stockholm. Les psychopathes détiennent déjà entre leurs mains entre  la moitié et les deux tiers de votre revenu pour vous protéger de vos peurs, car vous n’êtes pas en mesure de savoir ce qui est bien pour vous. Les antidépresseurs devenus inefficaces, pourquoi ne pas leur céder la totalité de vos revenus ? Plus de sous, plus de peur. Travailler gratuitement pour vous affranchir de vos peurs, n’est-ce pas l’utopie collectiviste enfin réalisée ? Plus besoin de penser à quoi que ce soit : ils pensent pour vous ! Alors quelle thérapie ? Allez, tentez votre chance ! Peut-être que l’irrationalité de vos peurs vous convaincra qu’il vaut mieux emprunter le chemin de la liberté et non celui de la servitude que suit la France depuis des décennies. Et lorsque les troubles obsessionnels antilibéraux auront disparu, la phobie bureaucratique et l’addiction au pouvoir rempliront alors les anecdotes de l’almanach Vermot.


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